
Elle fête ses 107 ans ce lundi 30 janvier, avec beaucoup de lucidité, elle serait la doyenne de la wilaya de Blida.Et oui, à cet âge, Mayouf Khadidja, épse Doumi, appelée aussi Houria, continue de mener sa vie comme une jeune. Elle se déplace toute seule, elle mange sans aucune assistance, elle lit sans lunettes, bref, le poids de l'âge ne semble surtout pas influer sur sa santé, encore moins sur son quotidien. «Hamdoullah!», ne cesse-t-elle de répéter à chaque discussion. Malgré les années qui passent, elle n'oublie presque rien, trop attachée à ce qu'elle a vécu et aux personnes qui lui rendent visite chaque semaine.Elle ne fait surtout pas son âge ! «Dieu merci, j'ai bien vécu ma vie. J'ai eu la chance d'avoir été à l'école il y a un siècle déjà, j'ai eu beaucoup d'amis, j'ai fait de la couture ma véritable passion, et j'aime bien l'esprit familial», raconte-t-elle, le sourire aux lèvres. D'origine de Hamr El Aïn (extrême est de Tipasa), elle s'est installée à Blida en 1930, suite à son mariage. «Ah Blida, c'était une belle ville, dommage que la nouvelle génération ne prenne pas soin d'elle», regrette-t-elle. Notre «doyenne» a eu le privilège de voyager dans plusieurs pays et elle en garde de beaux souvenirs. «J'ai voyagé notamment en Italie, en Turquie, en Syrie, en Espagne et en France et j'avoue que cela n'est surtout pas à regretter. Les voyages forment, comme on dit et nous apprennent à mieux vivre notre vie, ils inculquent aux voyageurs le savoir-vivre et le savoir-être !», insiste-t-elle.Pour les pays qu'ils l'ont marquée, elle n'hésite surtout pas à nommer La France et La Turquie. «J'admire beaucoup l'architecture de ces deux pays, bref, ils sont beaux et à visiter !», ajoute-t-elle. Et de poursuivre : «J'ai fait onze pèlerinages, et les lieux sacrés de l'islam sont d'une extrême particularité, être ?'chez Dieu'' n'a pas d'égal dans la vie.» Comme chaque être humain, El Hadja Khadidja a eu aussi sa part de souffrances.«Difficile d'enterrer son époux et ses enfants, il ne me reste qu'une fille qui vit à Paris», raconte-t-elle, les larmes aux yeux. Dans son domicile, à la cité la Croix, elle vit avec une cousine qui prend soin d'elle. «Je reconnais que je n'éprouve aucune difficulté à la prendre en charge. Elle est très disciplinée en matière de régime alimentaire et de prise de médicament, et surtout pas du tout maniaque. Elle est hypertendue, mais on ne dirait pas, tellement qu'elle est convaincue de la nécessité d'avoir une bonne hygiène de vie pour pouvoir vivre normalement avec cette maladie chronique», atteste-t-elle. El Hadja Khadidja ne rate aucune occasion pour prier pour l'Algérie? «Que Dieu agrée nos actes et préserve notre cher pays !», répète-t-elle à longueur de journée?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Benzerga
Source : www.elwatan.com