Les citoyens auxquels ont été confisqués leurs téléphones portables ont récupéré leurs appareils. Tout le monde a été entendu, même les témoins. Les chefs d'inculpation retenus contre les mis en cause sont homicide volontaire, tentative d'homicide volontaire, destruction des biens d'autrui et violation de domicile», nous a expliqué notre interlocuteur.
Dimanche dernier, les membres de la famille de la victime du drame, Dial Mustapha, les propriétaires des deux habitations saccagées par les militaires et le sexagénaire blessé dans ces dépassements ont été entendus par le juge, à Blida, comme partie civile. Les fonctionnaires de l'hôpital d'Azazga, les commerçants et les citoyens qui habitent à proximité du lieu du drame ont été convoqués comme témoins dans l'affaire.
ACTES DE SACCAGE
Par ailleurs, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, parvenu à notre rédaction, précise : «Comme suite au communiqué diffusé par le ministère de la Défense nationale le 24 juin 2011 sur les événements survenus dans la région d'Azazga, wilaya de Tizi Ouzou, et conformément aux instructions du commandement de l'Armée nationale populaire qui a ordonné l'ouverture d'une enquête sur l'incident, et après la clôture de l'enquête préliminaire de la police judiciaire, les militaires mis en cause ont été présentés le 3 juillet 2011 au parquet militaire près le tribunal militaire de Blida où ils ont été inculpés conformément à la loi et renvoyés devant le juge d'instruction militaire qui a décidé, après leur audition, de les placer en détention provisoire jusqu'à la clôture de l'instruction et leur renvoi pour jugement.»
Les faits remontent à la journée du 23 juin dernier, après l'explosion d'une bombe qui avait ciblé un convoi militaire. Après cet attentat, les éléments de l'ANP se sont introduits à l'intérieur de deux villas pour se «livrer à des actes de saccage et même de pillage». Un citoyen âgé de 41 ans a été tué et un autre de 60 ans a été blessé lors de ces incidents, qui ont fait réagir la population locale. Des actions de protestation ont été entreprises pour dénoncer et s'indigner contre ces dépassements. Une grève générale avait paralysé, trois jours durant, la ville à l'initiative de la Coordination des comités de village de la commune d'Azazga qui avait appelé à une marche pour le 26 juin dernier. Cette action de rue avait drainé des milliers de personnes venues demander que «la justice soit faite sur les circonstances de la mort de Mustapha Dial». Le lendemain du drame, une délégation des autorités civiles et militaires s'est rendue sur les lieux. Le wali de Tizi Ouzou  a promis aux représentants des villageois que toutes les dispositions pour le dédommagement et les réparations seront engagées en direction des victimes des dépassements.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Hafid Azzouzi
Source : www.elwatan.com