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Yamna en tournée dans plusieurs wilayas



Yamna en tournée dans plusieurs wilayas
La pièce théâtrale «Yamna», tirée du texte de Federico Garcia Lorca et adaptée par Bouziane ben Achour, une production du Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou, est depuis mardi dernier en tournée dans plusieurs wilayas de l'est du pays.
Mise en scène par Mekiou Sakina dite Sonia, comédienne émérite et actuelle directrice du Théâtre régional d'Annaba, cette pièce théâtrale raconte «le destin tragique d'une femme sans descendance, une femme modèle qui n'aspire qu'à une seule et unique envie, avoir un enfant légitime, fruit de ses entrailles et de ses désirs avec son mari légitime, plutôt plus préoccupé par ses oliveraies et ses animaux que par le souhait ardent de son épouse». Le couple, Nacéra Benyoucef, dans le rôle de «Yamna», la seconde épouse, et Hocine Aït Gueni Said, le mari légitime, «Ferdi», fait, en fait, face à une société qui refuse d'admettre certaines vérités liées notamment à l'évolution. Une société et un environnement où l'homme-mâle autoproclamé maître des lieux, donc de la maison, jouissant du droit de disposer à sa guise et à sa convenance de la femme, plus que jamais soumise aux caprices de celui qui devait être sa moitié et son confident. Yamna, considérant que le règne de son mari est, fatalement, inégal, inéquitable et retardataire, pour s'être accoudé dans des stérilités malhonnêtes, des jugements hâtifs et des hypocrisies connues de tous, s'est, plus d'une heure durant, refusée d'admettre qu'elle soit cette sacrifiée favorite d'une société qui n'arrête pas de rouiller dans des idées reçues immanquablement ennemies de cet absolu et nécessaire «avenir de l'homme» qu'est la femme. Yamna, accusée d'adultère, un acte synonyme, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, de répudiation, finira, à la fin de cette pièce théâtrale, par savoir que son mari est plutôt stérile. Une impuissance avouée sur suggestion de Aida Kechoud (Taos), la guérisseuse. Yamna, la femme fidèle, s'élève et s'engage, alors, dans un combat contre les préjugés d'une société impitoyable et ce désir des plus ardents d'avoir un enfant, cet héritier, comme toute femme qui voudrait fonder un foyer. Ferdi, le mari stérile, sera terrassé par une crise cardiaque suite à la pression sans cesse grandissante de sa femme qui rêvait d'avoir un enfant et qui a fini par le rejeter. Présentée dans un arabe dialectal avec quelques bribes en tamazight, la pièce a été aussi un mélange de deux générations du 4ème art, celle de Aida Kechoud (ancienne génération) et, Nacera Benyoucef , qui représente la génération montante.
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