Annaba - Revue de Presse

Waseige fait le point



Dans un groupe où chacun peut croire en ses chances et tout le monde battre tout le monde, la lutte sera longue et sans merci pour se placer. Il ne faut surtout pas croire que notre prochain adversaire entre dans la quantité des négligeables. Il peut faire mal dans un groupe où chacun peut croire en ses chances et tout le monde battre tout le monde. Il suffit de voir les résultats de certaines équipes, à l?image de l?Angola, pour s?en convaincre. » La déclaration est de Waseige, l?entraîneur du onze algérien. Elle a été faite lors d?une conférence de presse qu?il a animée ce jeudi à l?hôtel Rym El Djamil, lieu d?hébergement de l?équipe nationale. Avec Cherrad à ses côtés, le coach algérien n?a pas été prolixe en déclarations liées au rendez-vous qui attend ses protégés ce dimanche au stade du 19 Mai de Annaba. Dans un groupe de 6 équipes qui ne qualifiera qu?une seule pour le Mondial 2006, pensez-vous être en mesure de remporter le gain de toutes les rencontres à domicile et gagner le maximum de points à l?extérieur ? Quelles réflexions vous inspire la composition des autres groupes dans ces éliminatoires ? Au vu de ce qui attend votre formation, avez-vous les moyens de relever le défi ? Après plus de 3 mois de présence dans le milieu de la discipline, que pensez-vous du football algérien ? Est-il à vos yeux aussi mauvais qu?on le pense ? A toutes ces questions, qui lui ont été posées, Waseige a tenté de biaiser. C?est beaucoup plus des messages codés qu?il voulait transmettre, notamment lorsqu?il a affirmé : « Il n?y a plus de petites et grandes équipes. Il y a des adversaires avec chacun un potentiel humain, technique et physique pour faire prévaloir sa suprématie. Comme il y a des défaites prometteuses et des victoires dont il aurait valu mieux se passer. Le football ne s?improvise pas et ne fonctionne pas au coup pour coup. La formation est une condition sine qua non pour la réussite d?une politique de résultats. C?est le souci de la FAF de s?occuper de cet aspect de la gestion de la discipline. Que ce soit notre groupe ou les autres, rien n?est sûr. Dans une rencontre, tout peut basculer au moment où l?on s?y attend le moins. Nous sommes en mesure de relever le défi et ferons en sorte de récolter 16 points sur les 6 rencontres qui restent sur les 10. » Quelques heures plus tard, sur la pelouse du stade Dridi Amar d?El Hadjar, une conférence de presse était improvisée avec l?entraîneur brésilien de la formation gabonaise. Le technicien, qui n?est pas à présenter car s?agissant de Ventura Filho Jair, mieux connu sous le nom de « Jaïrzino », le 3e meilleur joueur mondial des années 1970 après ses compatriotes Pelé et Garrincha, paraissait vouloir cacher ses desseins. Quelques minutes auparavant, son suivi des phases d?entraînement, sa rigueur dans l?application des gestes techniques, tactiques et physiques, sa manière de regrouper ses joueurs pour leur donner des instructions ou des orientations dans leur placement indiquaient que le Gabon n?était pas en Algérie pour s?en laisser conter. Pourtant, c?est le contraire que Jaïrzino avait voulu faire croire aux journalistes lorsqu?il a affirmé : « Je suis satisfait des conditions de travail surtout dans ce stade d?El Hadjar où tous les moyens sont à notre disposition pour bien nous entraîner. Je connais le football algérien et je confirme sa réputation faite de finesse, d?adresse et de physique. Nous avons une préparation très perturbée avec le conflit qui oppose la Fédération gabonaise de football au ministre des Sports. Nous n?avons plus de fédération. Ce n?est qu?à notre retour que des élections désigneront les membres de la future fédération. Nous sommes ici pour nous aguerrir davantage et préparer le futur du football gabonais. J?ai suivi la prestation des Algériens contre les Egyptiens et les Marocains lors de la dernière Coupe d?Afrique de Tunisie. Je peux vous dire que j?ai été très impressionné par leur qualité de jeu. » L?on n?ira pas jusqu?à dire que Waseige est averti, mais les déclarations faites pas son homologue gabonais, particulièrement « nous sommes ici pour nous aguerrir. Je suis impressionné par les Algériens », ne sont pas innocentes. Elles ont été utilisées à dessein par Jaïrzino, l?entraîneur au regard malicieux qui s?est refusé à parler des 10 joueurs professionnels issus de différents grands clubs d?Europe.
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