Annaba - A la une

Vers de nouveaux rebondissements



Vers de nouveaux rebondissements
L'affaire dite «Baroche», du nom du ressortissant français qui serait le principal instigateur dans la création d'un lieu de débauche à Annaba, strictement limitée à certaines personnalités locales, devrait rebondir dans les prochains jours.
Les décisions de suspension de fonctions ou de révocations dont ont été dernièrement destinataires certaines personnalités locales impliquées et qualifiées «d'intouchables» ainsi que la réaction des autorités françaises quant à assister juridiquement leur ressortissant sont annonciatrices de nouveaux rebondissements. C'est ce qu'indique un membre du barreau d'Alger. Il aurait été récemment chargé d'assurer la défense de J. M. Baroche incarcéré depuis plusieurs mois à Annaba. Nos sources ont indiqué qu'un des «intouchables» ayant pignon sur roue dans toutes les institutions de la République et une femme de loi auront du souci à se faire pour leur avenir. L'un et l'autre auraient même fait l'objet d'une mesure de contrôle judiciaire. Selon nos sources, les enquêteurs de la police judiciaire seraient arrivés à dénouer des fils de l'écheveau que représente le réseau «Baroche». Usant de différents stratagèmes et avec des complices algériens dont des fonctionnaires, un élu communal et des praticiens médicaux du secteur public et privé, Il aurait attiré dans ses filets plusieurs jeunes filles. Des mineures font partie du lot des demoiselles chargées de jouer le rôle d'accompagnatrices. Totalement soumises, celles-ci exécutaient sans rechigner les ordres de leurs employeurs occasionnels. Lors de soirées «mondaines» dont Baroche avait le secret de l'organisation, «les poules de luxe» devaient «amuser» autant que faire se peut les clients en se soumettant au moindre de leur caprice sexuel. Pour éviter tout problème gynécologique, le «patron français s'était lié d'amitié avec des gynécologues. Pour une bonne couverture de ses activités, il avait sollicité un jeune patron d'entreprise spécialisée dans la communication et l'informatique. «J'ai été surpris de voir arriver Baroche dans mon local que je ne connaissais pas. Il m'a proposé la création d'une société mixte de communication et de fabrication des panneaux publicitaires Il était accompagné d'une personnalité locale. Nous nous étions fixé rendez- vous dans la villa qu'il occupait et qu'il avait proposée au titre de siège de l'entité économique qu'en commun nous devions créer. C'est là où je m'étais présenté au jour «j» pour repartir rapidement. En fait, le comportement de certains occupants notamment des jeunes filles m'a déplu. J'ai même eu un haut le c'ur», a affirmé T. Abdeslem. Il a précisé qu'il n'a pas été étonné d'entendre parler de l'arrestation du Français dont le comportement était plus que douteux, «particulièrement en ce qui concerne les gros moyens financiers dont il disait pouvoir disposer pour participer au capital social de la société appelée à être créée», a précisé notre interlocuteur. Est-ce une affaire de sexe à travers un réseau de pédophilie ou de renseignements mis en place par une puissance étrangère ' Telle est la question que, des mois après l'interpellation d'une quarantaine de personnes et la mise sous mandat de dépôt de sept d'entre elles dont une jeune fille, l'on se pose à Annaba. Du côté des services judiciaires de la direction de la sûreté de wilaya, c'est le black-out total. A ce niveau, l'on argumente l'instruction du dossier par les magistrats du tribunal correctionnel de Annaba. Auditionné à maintes reprises, Baroche n'a pas cessé de clamer son innocence des faits qui lui sont reprochés, affirmant même être victime d'une cabale. D'autres sources parlent de Baroche au titre d'agent de renseignements chargé de mettre en place un réseau spécialisé dans la déstabilisation du pays. Les suspicions des enquêteurs de la police sont consolidées par l'impossibilité d'identification des sources de financement des activités prétendument de marketing auxquelles s'adonnaient Baroche. Ces suspicions sont aussi corroborées par la qualité des complices algériens majoritairement des cadres en poste dans différentes institutions de la République donc en contact de la moindre information, sécuritaire en sus. Tout au long des différentes séances d'audition, les mis en cause ont tous nié ou ignoré leur connaissance des faits qui leur sont imputés. Rappelons que la compétence de ces services ayant été plusieurs fois remis en question en ce qui concerne le décodage des équipements saisis dans la villa louée par Baroche, un haut responsable de la DGSN qui accompagnait le général-major Hamel, directeur général de la Sûreté nationale lors de sa visite à Annaba en mai 2012, avait jugé bon de préciser: «Nous n'avons pas eu besoin de qui que ce soit pour décoder ces équipements. Nous avons les moyens et les compétences nécessaires pour cela». Eludant de nombreuses questions liées à cette affaire Baroche, le même responsable a loué les efforts des spécialistes de la police scientifique d'Alger quant à la clarification scientifiquement tous les aspects liés à des actes criminels. Son sourire affiché pour avoir réussi à identifier de hauts cadres algériens dans les ébats filmés par Baroche, en dit long sur le résultat positif auquel est arrivée cette même police scientifique.
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