Annaba - A la une

Veillée d'armes au siège de la wilaya d'Annaba Au lendemain de la violente contestation des chômeurs de Sidi Amar



Le chef de l'exécutif de la wilaya d'Annaba a réuni durant toute la journée d'hier au siège de la wilaya les élus des communes ainsi que les responsables de divers secteurs au siège de la wilaya. L'ordre du jour de cette réunion extraordinaire est la situation de l'emploi et ses perspectives. Ce conclave intervient suite à la violente protestation d'une dizaine de jeunes chômeurs de la commune de Sidi Amar qui ont tenté, dans un élan de désespoir, un suicide collectif en menaçant de se jeter du haut de la terrasse du bâtiment abritant l'APC. Par ailleurs, aucune information n'a filtré de cette réunion urgente, mais selon certaines sources, des mesures urgentes seront prises dans les prochains jours en associant notamment des opérateurs économiques privés à une vaste opération de résorption du chômage.
La convocation de cette réunion extraordinaire des responsables locaux a pour objectif d'endiguer ce genre de réaction des chômeurs et éviter qu'elle ne fasse tache d'huile à travers d'autres localités de Annaba. La wilaya a connu ces dernières années plus de 500 mouvements de protestations sociales dont une trentaine d'une violence inouïe par l'utilisation de moyens suicidaires.
Les jeunes chômeurs ont toujours pointé du doigt la Direction de l'emploi ainsi que ses différentes agences, qui n'a pas pris en charge leurs demandes d'emploi. La commune de Sidi Amar, qui est au c'ur de la contestation, se situe à quelques encablures du complexe sidérurgique d'ArcelorMittal, une usine qui connaît un grand marasme dû à une politique discutable de redéploiement de ses ouvriers.
Mohamed Lamine, ingénieur en électromécanique, avec une pointe d'amertume, nous déclare : «Je suis chômeur depuis cinq ans et je n'arrive pas à décrocher un poste d'emploi qui colle avec ma spécialité alors que j'habite à seulement deux kilomètres du complexe sidérurgique d'ArcelorMittal, et en plus mon père est retraité de cette usine. «Sidi Amar, longtemps considérée comme une cité sidérurgique, se retrouve aujourd'hui comme une commune où la précarité, le chômage et l'insécurité font bon ménage.
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