
Grossistes et détaillants continuent de saigner à blanc les ménagesAmorcée depuis une semaine, la nouvelle année se présente dure pour les ménages à Annaba, tout autant que ceux à travers les autres wilayas du pays. Pour preuve, la hausse des prix à la consommation dans cette ville où la vie est de plus en plus chère. Les prix ne cessent d'augmenter, en dépit des assurances données par le département de Bakhti, ministre du Commerce et l'Association nationale pour la protection du consommateur. Pour expliquer cette flambée des prix, les commerçants mettent en avant les frais de transport et d'approvisionnement supplémentaires, dont la nouvelle grille des prix de l'essence toutes sortes confondues.C'est là une autre raison pour excuser leur cupidité. Les commerçants incriminent les grossistes de cette folle mercuriale, alors que ces derniers pointent du doigt les producteurs qui, de leur côté, démentent ces allégations.Un cercle vicieux dans lequel se complaît le circuit du commerce, au détriment du consommateur qui est de plus en plus incapable de joindre les deux bouts et appréhende les jours à venir. Bien que la nouvelle loi de finances 2017 ne stipule aucune augmentation des prix des produits alimentaires, une inflation en forte hausse est enregistrée depuis le mois de décembre 2016, un mal incurable vécu par les ménages à Annaba, où les prix de plusieurs produits alimentaires se sont envolés.Hormis les viandes rouges, la hausse des prix n'a épargné aucun produit de consommation. Les fruits et légumes intouchables tant pour les bourses aisées que moyennes.Depuis les légumes secs: pois chiches et les légumes frais: pomme de terre, carottes, courgettes, haricots verts entre autres jusqu'aux fruits: bananes, mandarines, oranges, en passant par les produits laitiers: fromage et yaourts, dont les prix ont doublé et même triplé, donnant lieu à une situation de plus en plus insoutenable pour le commun des mortels. Pour ce qui est du pain, «une fois n'est pas coutume» à Annaba, où la baguette normale est depuis des années vendue à 10 DA, pendant que celle dite améliorée coûte 15 DA. Autres produits de base en cette période hivernale: les bonbonnes de gaz qui ont atteint des prix hors de portée, tout autant que le prix des transports, notamment les taxis des zones périphériques et les bus. Tout un chacun s'est autorisé une augmentation allant jusqu'à 10 DA. La conséquence de l'absence d'une politique de contrôle rigoureux, est à l'origine d'un impact direct sur le pouvoir d'achat des ménages, sempiternellement agressé, donnant lieu de ce fait à un rythme d'inflation effréné. Ainsi, le rythme d'inflation en glissement annuel s'est établi à 6,2% en novembre 2016, selon l'Office national des statistiques via l'agence officielle, alors que cette même loi de finances avait prévu une inflation de 4,1%.Si 2016 a été jugée année de toutes les hausses, qu'en sera-t-il de 2017 qui commence à donner le tournis aux ménages.Chaque jour, le consommateur est surpris par de nouveaux prix et les commerçants semblent s'être donné le mot, abusant de la libération des prix, en l'absence d'associations des consommateurs sur un terrain où tout est permis, ajoutant encore à la paupérisation des couches démunies. Pour l'heure, la tendance au niveau des marchés des fruits et légumes d'Annaba est marquée par une folle mercuriale des prix qui a opéré son ascension à la faveur d'une loi de finances, utilisée par les spéculateurs comme arme pour saigner les bourses à blanc. Une pratique spéculative qui compte parmi les fléaux cycliques dont pâtit le consommateur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com