Annaba

USM Annaba Un impératif, repartir du bon pied



Pour bon nombre d'observateurs, les résultats de l'USM Annaba à mi-parcours sont en inadéquation avec les moyens mis en oeuvre. Preuve en est qu'avec 21 points engrangés pour six victoires dont deux en déplacement, la moisson n'est pas satisfaisante. On est donc loin des espoirs entretenus en début de saison où l'équipe promettait beaucoup. D'ailleurs, les deux nuls concédés à domicile face au NAHD et au CRB ont même provoqué le courroux de la direction du club et déçu les fans des «Rouge» qui, en vérité, attendaient beaucoup mieux de leurs protégés, estimant qu'ils étaient aptes à jouer les tout premiers rôles dans ce championnat. A ce sujet, bon nombre de supporters et d'observateurs se posent la question. L'USMAn a déboursé plus d'argent que d'autres clubs sans jouer pour autant les premiers rôles et ce, en dépit de la présence de plusieurs joueurs talentueux et chevronnés. Ceci d'ailleurs symbolise le paradoxe de cette équipe qui n'arrive pas à s'exprimer et à obtenir les résultats escomptés. Pourquoi ? A notre humble avis, c'est d'abord la succession des entraîneurs qui ont défilé cette saison à la tête de l'équipe. Ensuite, il y a ce problème de cohésion qui a fait cruellement défaut. En termes plus clairs, c'est le manque d'automatismes décelé au niveau des trois compartiments qui fait que le groupe n'arrive pas à imposer son jeu, manquant souvent de maîtrise et de rigueur. Cela s'explique également par les bévues du compartiment défensif qui est devenu le plus vulnérable du championnat, avec 23 buts encaissés, en raison de l'instabilité de la charnière centrale qui a été, en fait, le talon d'Achille de cette équipe. Outre ces paramètres, il y a lieu de mettre en relief le coaching, souvent défaillant. Ainsi et pour remédier à toutes ces insuffisances, le président Aïssa Menadi a fait appel à un autre technicien, Abdelkader Amrani en l'occurrence, pour ramener le bateau à bon port. Il n'a pas lésiné sur les moyens pour renforcer l'équipe par de nouveaux éléments, tels Bouguerra (Club Africain), Hamadou (MCA), les deux Ivoiriens Sciko, Songo, et Amrani Achraf. Ces renforts sont appelés à pallier les départs de huit joueurs, à savoir Tamine, Dendeni, Soltani, Aliche, Abadli, Ghenaia, Daoud Sofiane. Pour bien entamer la phase retour, l'équipe a effectué un stage bloqué à Aïn Draham (Tunisie) où le coach Amrani a axé son travail sur la recherche de la complémentarité. En dépit de tous ces changements et ces initiatives en vérité louables, la tâche ne sera pas facile pour les Bônois. En tout cas, Amrani n'a que l'embarras du choix pour gérer son riche effectif et propulser l'USMAn vers l'avant.
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