
En février 2016, la Constitution, révisée par le président de la République et adopté par le Parlement en ses deux Chambres réunies, consacrait tamazight langue officielle et nationale. Une démarche apparue, de prime abord, comme un aboutissement d'un combat milité depuis 35 ans, pour ne prendre comme repère que le Printemps berbère de 1981. Depuis, les pouvoirs publics multiplient les festivités pour honorer l'héritage berbère, parfois de manière ostentatoire comme ce fut le cas pour la célébration de Yennayer. Des évènements sont prévus, aussi, pour fêter le premier anniversaire de l'officialisation de la langue amazighe. À Tizi Ouzou, une conférence sera organisée demain sous le thème : "Constitutionnalisation de tamazight, consolidation de l'identité nationale et de la culture algérienne". Ces manifestations relèvent davantage de la poudre aux yeux. En une année, la cause a avancé certes sur le papier, mais pas vraiment sur le terrain, en dehors de son giron traditionnel. L'incident du refus d'inscrire un prénom amazigh au registre d'état civil à Annaba n'est que l'illustration de cette édifiante réalité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com