Annaba - A la une

Une conférence et après '



Ce dernier mercredi, la Direction du Commerce d'Annaba a organisé une conférence sur le thème de la «promotion des exportations». Il s'agit de l'énième conférence sur ce thème largement éculé. Comme de tradition, la manifestation s'est achevée par des recommandations sur la nécessité de mieux faire.Les gestionnaires de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI Seybouse), la Direction du Commerce, les représentants des institutions de contrôle ou bancaires, le port se sont engagés à atteindre cet objectif. Ces mêmes recommandations ont été, à chaque fois, livrées aux archives poussiéreuses de la CCI Seybouse. D'où cette impression générale qui se dégage dans le milieu des opérateurs économiques quant à la nécessité de revoir la gestion de cette institution. L'animation de celle-ci est depuis une vingtaine d'années entre les mains d'un même duo de fonctionnaires. S'y ajoutent, toutes les cinq années, des élus dont est issu le président. Chacun tente, tant bien que faire se peut, d'apporter sa contribution au développement du secteur économique local. Ce qui, à la lecture des chiffres négatifs avancés ces dernières années en l'état actuel et des comportements des principaux acteurs, relève de mission impossible. La médiocrité dans la gestion de cette CCI est argumentée par bon nombre d'élus et adhérents de l'institution. C'est que chaque année, les principaux gestionnaires tentent d'attirer sur eux l'attention en programmant séminaires et conférences aux thèmes prometteurs mais sans lendemain. Leur initiative s'arrête à ce niveau. L'absence de suivi des recommandations retenues lors des manifestations réunissant dans un cadre ou un autre, des experts, responsables de l'institution, douanes, spécialistes des exportations et autres accentue la médiocrité. Depuis des années, la bonne volonté des présidents et élus successifs à la CCI Seybouse, a été confrontée à la raideur des principaux gestionnaires. Ce dernier mercredi, la conférence organisée encore une fois sur le thème pompeux et récurent «promotion des exportations» a valu par la présence des représentants d'entreprises exportatrices ou chargées du suivi des exportations. En élaborant un ordre du jour tout aussi éculé, les initiateurs de la rencontre paraissaient ne pas vouloir sortir des sentiers battus. Particulièrement en ces difficiles moments que traverse notre économie. D'où la nécessité pour le ministère de mettre en place de véritables compétences à l'effet de rétablir, avant toute chose, un climat serein favorisant les exportations. C'est-à-dire exclure tous les facteurs de nuisance pour faire en sorte que la bureaucratie, la gabegie et la corruption à nos frontières soient combattues. Ces méfaits ont atteint un niveau tel que même les anciennes plus hautes instances du pays y ont trempé. Ce dernier mercredi, bon nombre de participants ont relevé plusieurs anomalies. Les plus criardes sont celles ayant imposé aux responsables de ce secteur, de la Direction du Commerce et celui de la CCI de démontrer qu'ils déblatéraient. L'on a ainsi dénoncé des facteurs de blocage à nos frontières sans pour autant proposer des solutions ou ayant été pris en charge pour être annulés. Faute de communication en ce sens, y compris lors des rencontres, les opérateurs concernés n'ont pas été informés à temps. Tels les agriculteurs détenteurs de la carte «fellah» en mesure d'exporter leurs produits sans passer par une quelconque institution. Il y a également ce prix du «meilleur exportateur» accordé à Sider. Les participants à la conférence présents lors de la remise de la récompense, n'ont pas été sollicités pour donner leur évaluation sur les efforts consentis par les uns ou les autres dans le domaine de l'exportation. Ce dernier mercredi, les échos des rares pertinentes interventions de représentants d'institutions n'ont pas réduit le niveau de déception ayant ponctué les interventions sur la promotion des exportations. «Les organisateurs ont donné l'impression d'accomplir une corvée pour repartir avec l'idée de revenir la prochaine année pour faire revivre un scénario identique aux opérateurs», a indiqué un des participants. Heureusement que quelques informations arrachées lors des débats aux responsables des douanes et ceux du port de Annaba ont apporté un bol d'oxygène. L'on s'est même rabattu sur un ancien délégué de la Compagnie Algérienne d'Assurance et de Garantie des Exportations (CAGEX) pour tenter d'enrichir l'ordre du jour. Ce dernier aurait pu l'être si les organisateurs avaient exploité les anciennes recommandations. Elles sont stockées par dizaine depuis des années dans cet antre poussiéreux qu'est le siège de la CCI. C'est dire l'urgence de faire appel à de nouvelles compétences pour insuffler aux opérateurs économiques algériens, l'ambition de faire connaître le produit algérien et d'imposer sa consommation.
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