
Le tribunal criminel près la cour de Annaba a condamné jeudi soir, dans un procès en appel, Jean-Michel Baroche, un Français de 72 ans, à 6 ans de prison ferme, son associé, B.R, 40 ans, à 5 ans de prison ferme, S.A, 62 ans, ex-vice-président de l'APC de Annaba, à 3 ans de prison ferme.Absente au procès, A. F., 41 ans, une employée de la wilaya, citée dans cette affaire, a écopé de 5 ans par contumace. Quant au gynécologue, M. Y, 59 ans, il a été acquitté. Le procureur de la République a requis à leur encontre des peines allant de 1 à 8 ans de prison ferme.Et si la nouvelle condamnation a réduit celle en première instance d'une année pour tous les accusés, il n'en demeure pas moins que les amendes ont été revues à la hausse. En effet, pour avoir été reconnus coupables d'infraction au change, le juge a condamné les trois principaux accusés à de fortes amendes soit, respectivement, 26, 20 et 10 millions de dinars.Selon l'arrêt de renvoi, la justice algérienne reproche au vieux Français, l'accusé principal, neuf chefs d'inculpation. Il s'agit, entre autres, de production et distribution de films pornographiques, détournement de mineures, incitation à la débauche, viol, avortements, corruption, infraction aux changes (96 000 euros) et détention et consommation de drogue.Les victimes sont au nombre de dix filles, dont trois mineures au moment des faits. Elles ont été enrôlées, selon toujours le même document, par Jean-Michel Baroche via ses complices pour finir, à l'aide de somnifères, dans son lit et sous le zoom de son caméscope dont les scènes sont destinées à de courts films et des photographies pornographiques privées. Cependant, la fille ayant déposé plainte contre le vieil étranger, n'était pas présente au procès.Ce qui a poussé Me Farah et Me Menasria, les avocats de Baroche, à exiger sa présence sinon le report du procès. Devant le refus du juge, ils ont décidé de se retirer. «Son absence est expliquée par le fait qu'elle n'a pas reçu une convocation dans les délais réglementaires.Et puisqu'elle est la clé de cette affaire, ce procès ne doit pas être tenu sans sa présence physique. Mais le juge en a décidé autrement», a estimé Me Farah. Une autre avocate est allée à contre vent et a maintenu sa défense. Appelé à la barre, Jean-Michel a nié catégoriquement tous les griefs retenus contre lui, assurant qu'il n'a violé aucune fille. «Je n'ai violé personne. Et si rapport sexuel il y a, c'est avec le plein consentement des jeunes filles.Cependant, je regrette que toutes les parties en rapport avec ma personne aient profité de ma situation», a-t-il plaidé en larmes devant un parterre très attentionné. Son associé, B. R., lui a emboîté le pas, confirmant les déclarations de l'accusé principal. L'élu et candidat FLN aux législatives de novembre 2012 au moment des faits a plaidé également non coupable tout autant que le gynécologue qui, pour le premier comme pour le second, ont purgé déjà leur peine de prison. Ils devront vraisemblablement intenter un procès contre la justice algérienne pour dommages et intérêts.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Leïla Azzouz
Source : www.elwatan.com