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Un dossier brûlant



Un dossier brûlant
Les séminaires, conférences et autre manifestations scientifiques, se poursuivent un peu partout à travers le territoire national sur le dossier brûlant de l'emploi. Ces rassemblements, regroupent des centaines de participants en relation avec le développement local ou national. Le dernier en date, est à inscrire à l'initiative de l'Ecole Supérieure des Sciences de Gestion de Annaba.Spécialistes, experts, scientifiques, universitaires et opérateurs économiques des secteurs publics et privés de toutes les régions du pays, ont débattu sur ce dossier. «C'est une bombe à retardement qu'il faut impérativement désamorcer», ont conclu bon nombre d'entre-eux. L'emploi des jeunes est ainsi remis au goût du jour avec la découverte d'une tentative de transfert illicite vers un pays d'Europe de 50.000 euros. Ils étaient bien cachés dans la besace d'un passeur. De quoi faire rêver un jeune bénéficiaire du DAIP, à qui le papa avait raconté le plein emploi des années 1970. Il est loin ce temps où l'emploi attendait nos jeunes en fin d'études secondaires, professionnelles ou universitaires. Où était déroulé le tapis rouge aux jeunes universitaires, et où l'on accompagnait d'autres dans leur cursus universitaire dans le cadre d'une bourse d'études. Lors de ces conférences et séminaires, il a été question d'intelligences à exploiter, pour trouver la clé de sésame à même de permettre d'améliorer le secteur de l'emploi. Il a été, également, question de cadres compétents au chômage, et de ceux mis à l'écart dans les administrations. L'on a ainsi préconisé une nécessaire opération de dégraissage de celles-ci pour une plus grande visibilité des compétences. Dans son intervention, le Pr Mazouz Bachir, expert en management public s'était longuement attardé sur les compétences algériennes laissées en rade, ou oubliées en marge des activités économiques nationales. Pour nombre d'opérateurs économiques privés, elles se concentrent principalement dans des zones qui n'accrochent plus les regards. «Elles croupissent dans des ghettos pour lesquels les responsables ont plus que mépris et indifférence» a-t-il souligné. D'autres, ont estimé que l'Algérie dispose d'incommensurables gisements de compétences jusqu'ici ignorées, ou, qui s'ignorent. Ils attendent dans la foule anonyme des jeunes des deux sexes à la recherche d'un premier emploi. Dans leurs interventions, les animateurs ont abordé la problématique des compétences activant dans l'informel. «Elles sont contraintes et forcées d'y activer dans l'attente d'un emploi stable», dira un des opérateurs publics. Selon lui, l'Agence Nationale de l'Emploi (ANEM), elle-même nécessite une révision de ses effectifs. Elle ne fait rien pour faire des analyses de dossier, et de là, arriver à dénicher les perles rares. Les interventions, ont, toutes été axées sur le nombre important de ressources humaines à valoriser. «Derrière tout conducteur de taxi peut se cacher un ingénieur. Derrière un vendeur de bric et de broc, un administrateur qui se débrouille, un gestionnaire qui trompe sa faim d'être, en se trompant d'activité, faute de mieux», a lancé Abdemoumen, gérant d'entreprise spécialisée en informatique. Des intervenants ont soulevé la question des compétences emprisonnées. «Dans les prisons, il y a des compétences. Pourquoi ne pas faire comme les chinois. Ils déploient systématiquement, sur les chantiers, leurs compétences condamnées à la prison. Ces derniers inculquent aux jeunes leur savoir», a argumenté un chercheur universitaire.. Autre problématique abordée, les compétences objet d'un handicap physique systématiquement exclues de tous champs d'utilité sociale ou publique. A ce stade, les interventions ont été nombreuses. L'on a ainsi mis en exergue le fait que même s'il démontre les preuves de ses capacités professionnelles, ou qu'il donne des gages sur ses aptitudes intellectuelles, un candidat handicapé est exclu de toute compétition à un poste d'emploi. En tout état de cause, l'unanimité s'est dégagée quant à une large disponibilité de compétences en Algérie. Y compris dans l'univers des retraités. Il ne s'agit pas de maintenir en place des personnes en fin de parcours professionnelles, alors que des jeunes, sous l'aiguillon du chômage, se bousculent au portillon. Il s'agit plutôt, et surtout, de secteurs qui peuvent bénéficier de leur expertise et de leurs expériences, d'utiliser ponctuellement les retraités à initier, à encadrer, à recycler.
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