
L'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa) estime que le ministère du Commerce a échoué dans l'opération d'éradication du marché informel. Pour cette organisation, une telle action d'envergure ne devrait pas se faire en recourant à l'intervention systématique des services de police et à l'interdiction des points de vente informels.Il faudrait, au préalable, suggère l'Union, éliminer les causes à l'origine de ce marché parallèle. Au cours d'une conférence de presse qu'il a animée hier, Hadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l'Ugcaa, a proposé un certain nombre de solutions contre ce phénomène qui gangrène l'économie nationale. Il est urgent, selon lui, d'accélérer la mise en place d'un réseau national de distribution qui devrait être composé de 30 marchés de gros, de 800 autres de détail et de 1 000 unités (marchés) de proximité. Contrairement à ce qu'avance la tutelle, à savoir l'achèvement du réseau à 100%, le taux de réalisation des marchés n'a, a-t-il indiqué, pas dépassé 30%.Autre solution proposée, l'interdiction aux producteurs nationaux et aux importateurs de commercialiser leurs produits dans les points de vente informels. Ce qui va, à coup sûr, dissuader les revendeurs sur ces espaces commerciaux illicites. Il y a lieu également, affirme M. Boulenouar, de mettre un terme à la bureaucratie qui cible l'administration aux niveaux central et local.Ce fléau freine toute tentative d'éradiquer l'informel et d'organiser les marchés. "Il faut promouvoir le rôle économique des collectivités locales, notamment les APC", déclare-t-il tout en avançant le chiffre de1 500 points de vente informels recensés à travers le territoire national. Ce qui fait dire au responsable de l'Ugcaa que le ministère du Commerce n'en a éliminé, jusque-là, que 25%. Il est impératif, avoue-t-il, de décharger les APC de la gestion des marchés et de la confier à des établissements à caractère industriel et commercial (Epic).La désorganisation dont ont fait preuve les marchés de gros de fruits et légumes et/ou d'alimentation générale a donné lieu à des pratiques illicites dont la spéculation et les situations de monopole. Par ailleurs, des commerçants de gros du marché de Hattatba dans la wilaya de Tipasa, relève M. Boulenouar, sollicitent l'intervention du ministre du Commerce pour qu'il mette fin aux "dépassements et autres intimidations dont ils sont victimes". Leurs collègues d'Annaba, de Sidi Bel-Abbès, de Boufarik, de Bougara... se plaignent, eux-aussi, de la mauvaise gestion de leurs marchés par leur propre APC.B. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badreddine KHRIS
Source : www.liberte-algerie.com