
Le mois de mars s'annonce «foisonnant» en matière d'actualité nationale. Parmi les évènements importants, la tripartite qui se tiendra à Annaba et qui est appelée à accueillir le Premier ministre et son gouvernement. Annaba vivra également une série d'événements dont on a du mal à saisir l'importance. L'embellissement des places et des voies publiques est déjà entamé.L'embelisemnt commence déjà à l'aéroport et dans le pourtour de l'hôtel Sheraton, à proximité du Cours de la Révolution. La ville a pris les couleurs d'une Algérie qui espère en des jours meilleurs. Est-ce à dire, pour autant, que ces événements auront des lendemains meilleurs ' Et si l'avenir sera radieux ou pas ' Les mêmes personnages, en tout cas, prendront part à la tripartite. Si elles ont été quelque peu prometteuses, les précédentes n'ont pas été à la mesure des attentes des responsables en termes de taux de relance économique. Il ne pouvait en être autrement avec l'implication d'acteurs, sans lien direct avec la réalité du terrain. Au titre de satisfactions, l'on a noté les engagements de Sonatrach à travailler dans des créneaux pétrochimiques autres que les «forages». Il est question aussi de la mise en service commerciale des trains de grandes lignes qui relieront dès janvier 2018 Alger, Oran, Annaba, Constantine et Bechar. L'augmentation du PIB de 3,4%. Tout autant que la production du secteur de l'agriculture et de la pêche qui a enregistré une hausse de 5,3 %. La reprise de la production sidérurgique avec le démarrage du Haut Fourneau N°2 pourrait booster les statistiques. Outre la fête des femmes, événement aussi important, il y aura, tout à fait au bout, la campagne électorale dans la perspective des législatives du 4 mai prochain. C'est pourquoi, nombreux sont les observateurs à parler de ce mois de mars 2017. Tous recommandent de juger ces événements avec de l'humilité et la plus grande prudence. «On ne sait jamais, dans la vie, ce qui est semence et ce qui est poussière et si ce que nous considérons sur le moment comme des catastrophes n'annonce pas la résurrection de notre industrie. Ne dit-on pas que l'Histoire est une succession d'initiatives qui se sont ensuite révélées différentes de ce que leurs auteurs attendaient», avait affirmé le Pr Bachir Mazouz. Il était venu du Canada où il enseigne dans une université canadienne au même titre que de nombreux cerveaux algériens. C'était à l'occasion de la conférence qu'il avait animée fin novembre 2016 à Annaba sur le «Management public : une perspective de gestion par résultats de l'action publique». Ses pairs ont estimé nécessaire une rapide intervention des plus hauts responsables de l'Etat pour prendre en charge les problèmes en suspens et qui doivent être résolus. De tous les événements appelés à se dérouler dans le pays, la tripartite, est de toutes les discussions. Localement, l'on a tenté d'évaluer son importance, sa signification, et son impact sur l'avenir du pays. Il est dit que la rencontre de ce 6 mars à Annaba permettra au Premier ministre Abdelmalek Sellal, et les chefs de différentes organisations économiques et sociales ainsi que les représentants de la société civile, auront à se rencontrer, se parler, écarter des malentendus, échanger des promesses et prendre des décisions. Il n'est pas sûr que de cette rencontre aboutira à un résultat «à la mesure du temps consacré et de l'argent dépensé». L'autre événement dont on a du mal à saisir l'importance est la relance de la production sidérurgique au complexe sidérurgique El Hadjar. Beaucoup de cadres et travailleurs s'interrogent déjà sur les compétences existantes. «Sont-elles à même de dire que la sidérurgie algérienne est actuellement entre de bonnes mains», s'interroge-t-on. Questionnement aussi en ce qui concerne les lendemains de la mise à feu du «H.F N°2» et la visite du site par Abdelmalek Sellal. En tout état de cause, ce dernier espère des retombées dans tous les domaines de sa politique intérieure. Lors de sa dernière visite au complexe sidérurgique, on l'a vu entouré de ministres et de cadres gestionnaires, et était impressionné par le plan de réhabilitation. Le think tank qui l'entourait l'avait pourtant coaché. Ses conseillers ont estimé nécessaire de lui dire d'éviter de parler de sujets qui fâchent les travailleurs et de s'attarder sur les projets de création de richesses et d'emplois. Surtout de s'adresser aux travailleurs et aux syndicalistes et pas seulement de l'UGTA avec un langage qu'ils comprennent le mieux. Derrière cette tripartite plane déjà le 8 mars 2017. Les femmes auront le loisir de revenir à la fête de 2016. Il n'y aura rien de plus, et rien de moins pour elles. Une demi-journée leur suffira à rappeler aux hommes qu'elles existent et, tout autant que leurs partenaires masculins, elles veulent participer aux ?uvres de développement du pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com