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Touggourt : Bordj Ranot, un monument à l'abandon Actu Régions : les autres articles



Touggourt : Bordj Ranot, un monument à l'abandon                                    Actu Régions : les autres articles
Cette merveilleuse bâtisse coloniale implantée au c'ur des palmeraies de Deglet Nour dans la périphérie de Touggourt fait partie d'un immense domaine agricole illustrant les efforts de modernisation de la culture du palmier au début du siècle dernier.
Bordj Ranot est malheureusement en danger de disparition de nos jours à voir la négligence et les agressions des éléments de la nature et du temps. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Bordj Ranot est donc un fort, un monument architectural de l'ère coloniale fondé par un colon répondant au nom de Ranot, qui était négociant en dattes et qui a décidé, en 1917, de lancer une expérience de plantation de palmiers ainsi qu'une grande habitation dotée de dépendances pour les agriculteurs locaux. Bordj Ranot se trouve à proximité du lac salé de Merdjadja, une zone humide de 16 ha située sur les territoires de la commune de Nezla dans la vallée d'Oued Righ, tout près de Touggourt.
Le site était raccordé aux chemins de fer par une ligne qui traversait les palmeraies vers la gare de Touggourt afin de faciliter l'exportation de la récolte vers les marchés européens à partir des ports d'Alger ou Annaba. Une époque révolue quand ont constate que le principal problème des agriculteurs du Grand Touggourt est justement l'écoulement et la commercialisation de leur production dattière connue pour sa qualité et sa quantité. Bordj Ranot était à l'époque le symbole d'un succès commercial et économique qui a marqué la mémoire collective d'un sentiment de prospérité révolue. Il n'en reste actuellement que des ruines et des murs qui racontent une longue et belle histoire, celle de l'agriculture et l'amour du palmier.
Avec son architecture typiquement française adaptée aux m'urs locales avec les matériaux locaux tels que la pierre de Touggourt et le plâtre, la bâtisse inclut un laboratoire ainsi que des aires de stockage, de conservation et de traitement des dattes. C'est un bien commun qui relève de la compétence communale et qui doit absolument être réhabilité et préservé. C'est une belle escale sur le circuit touristique des oasis en l'absence de nouvelles bâtisses dignes de la tradition ph'nicicole de la région.
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