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Tayeb Zitouni réitère son engagement à soutenir les anciens moudjahidine



Tayeb Zitouni réitère son engagement à soutenir les anciens moudjahidine
«L'Etat, avec l'ensemble de ses rouages, fera tout pour prendre soin des défenseurs de la patrie d'hier et d'aujourd'hui», a affirmé le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.il s'est exprimé dans la commune de Oued El-Aneb, Annaba, où il a effectué, hier lundi, une visite de travail. Précisément dans ce qui fut l'un des centres de torture où l'armée coloniale avait commis les pires sévices sur des milliers de moudjahidine. Dans ce haut lieu d'un pan de l'histoire de notre guerre de Libération, tout est resté en l'état. Des cellules d'à peine 2 m2 où l'armée coloniale entassait les combattants de la liberté avant de les torturer. Aussi présentes les chaines où ces mêmes combattants étaient pendus par les pieds avant de passer à la gégène ou roués de coups. Il y avait également le puits de la mort où les cadavres étaient jetés sous les yeux de leurs camarades encore vivants. Des fils de fer barbelés aux portes métalliques étanches qui ne laissaient filtrer aucun souffle de vie. C'est dire que la population de cette commune martyre de Oued El Aneb, à une cinquantaine de kilomètres de Annaba, avait de nombreux témoignages à faire au ministre et aux membres de la délégation qui l'accompagnaient. Tayeb Zitouni devait par la suite se rendre à El-Eulma, un autre lieu de douloureux souvenirs pour tous les Algériens de par la caractéristique sinistre du centre de concentration et de torture. C'était beaucoup plus un centre de formation des tortionnaires français sur les moyens à exploiter pour soumettre les combattants algériens à révéler tous les secrets et annihiler la volonté de leurs proches et amis à poursuivre le combat. Dans une déclaration faite au moment d'inaugurer le siège de la bibliothèque communale au nom du chahid Chihani Mohamed à El-Eulma, le ministre a réitéré son engagement à soutenir les moudjahidine, les enfants de chouhada et leurs ayants droit. Il devait implicitement rappeler le lourd tribut payé par l'Algérie dans son combat contre le colonialisme. L'autre étape a conduit la délégation ministérielle au camp de tortures «5» dans le maquis de la commune de Chorfa. Dans ce camp, les tortionnaires français avaient quotidiennement dépassé le seuil de l'abominable, c'est-à-dire pire que celui atteint par les SS allemands durant l'occupation de la France. Tayeb Zitouni a ponctué sa visite à Annaba à El-Bouni. Il y a inauguré le siège de la direction locale des anciens moudjahidine, procédé à la pose de la première pierre de la nouvelle annexe du musée du moudjahid et baptisé le CEM du pôle urbain El-Bouni au nom du chahid Saadoun Achour. Dans un point de presse qu'il a animé sur le site, il a tenu à souligné la grande valeur mémorielle, la portée des sacrifices de nos chouhada et toute la symbolique du combat mené par les moudjahidine pour que vive l'Algérie. «Il s'agit là d'une belle opportunité pour rappeler aux jeunes que l'indépendance dont ils jouissent aujourd'hui n'est pas le fait du hasard, mais le fruit du sang versé par nos martyrs», a-t-il indiqué. Il a ajouté que les centres de torture visités doivent être une occasion à saisir pour avoir une pensée pour les millions d'Algériens détenus, d'exilés forcés et de martyrs qui avaient payé un lourd tribut pour libérer le pays du joug de l'armée française. Bien avant, le ministre s'était imprégné du projet de centre familial des moudjahidine. Prévu pour être réalisé sur le site du Cap de Garde, ce centre avec des dizaines de chambres, piscines, site de loisirs, piscine et thalassothérapie nécessiterait un important apport financier. Et même s'il est dit que l'enveloppe financière a été débloquée, d'autres priorités de plus grande utilité attendent la wilaya de Annaba.


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