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Sidi Amar (Annaba) : les chômeurs protestent Actualité : les autres articles



La commune de Sidi Amar était, hier, en ébullition.
Plusieurs dizaines de jeunes chômeurs ont pris d'assaut le siège de l'APC, revendiquant des postes d'emploi dans l'immédiat, a-t-on constaté sur place. Ils scandaient des propos hostiles à l'adresse du P/APC d'obédience MPA en dénonçant haut et fort les promesses non tenues quant à leur insertion professionnelle.
Ils lui ont même interdit l'accès à son bureau tout autant que les employés. «Nous en avons assez des fausses promesses de la nouvelle équipe de l'APC de Sidi Amar. Au moment où cette dernière remplit ses poches à travers des marchés douteux, les jeunes de Sidi Amar sont au chômage et n'ont même pas de quoi se payer un café encore moins un paquet de cigarettes», ont tonitrué plusieurs jeunes manifestants.
D'autres ont réclamé des contrats de travail même à durée limitée (CDD). «Nous sommes dans la même situation que les jeunes du Sud. Notre commune est réputée pour sa vocation industrielle où plusieurs entreprises y sont implantées, telles qu'ArcelorMittal.
Cependant, elle dénombre le plus important taux de chômage. Les responsables de cette APC sont des affairistes et n'ont jamais jugé utile de venir en aide à la population locale.» C'est là où la situation s'est attisée davantage pour se transformer en une panique générale. Un cordon sécuritaire a été mis en place pour parer à toute éventualité. Mais cela n'a pas dissuadé les jeunes protestataires d'escalader l'édifice communal. Torses nus, ils n'ont pas hésité, depuis la terrasse du siège, à se lacérer à coups de lame et menacer d'un suicide collectif.
Ceux qui n'ont pas résisté se sont évanouis avant d'être transportés par les ambulances de la Protection civile au service des urgences de la clinique locale. Les services de sécurité n'ont pas jugé utile d'intervenir ; vraisemblablement pour éviter que la situation ne se dégénère. Au moment où nous mettons sous presse, le mouvement de protestation se poursuit toujours.
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