
Engagement n Il est question de «récupérer le parc cinématographique algérien réduit, aujourd'hui, au plus, à une douzaine de salles encore fonctionnelles à travers tout le territoire national».Avec la métamorphose totale des habitudes, ces salles sont, aujourd'hui, désertées par les cynéphiles et délaissées par les pouvoirs publics.Le parc national des salles s'est rétréci, au fil des ans, passant de 432 salles en 1962 à moins de 15 salles dans les années 2000. Leur nombre importe peu, mais ce que nul ne pourra pas nier, c'est que ces salles ont drainé, dans le passé, de grandes foules, des années durant. De nos jours, certaines des salles ont changé d'activité. D'autres sont dans un état lamentable comme ce fut le cas de la salle Rouiched sise à la rue de Tripoli, à Husssei-Dey. Un élu de cette commune, interrogé à ce propos, a affirmé que sa «réfection ni encore moins sa remise en service ne dépendent de l'APC. C'est au ministère de la Culture qu'incombe cette responsabilité», a-t-il argué. Une déclaration qui intervient au lendemain de l'affirmation faite par le Premier ministre, en visite à Annaba, selon laquelle il est question de «récupérer le parc cinématographique algérien réduit, aujourd'hui, à, au plus, une douzaine de salles encore fonctionnelles à travers tout le territoire national». Abdelmalek Sellal avait, en effet, annoncé la récupération et la réhabilitation des 386 salles de cinéma fermées depuis de longues années, tout en déclarant qu'il a instruit le ministère de la Culture de mener cette opération. «Nous avons chargé le ministère de la Culture de récupérer et de retaper les salles de cinéma dans les grandes villes. Nous sommes obligés de le faire au courant de cette année, faute de quoi, le cinéma en Algérie s'éteindra car l'ancienne technologie est appelée à disparaître. Il y a une Epic au niveau du ministère qui se chargera de cette mission et, par la suite, celle-ci confiera la gestion des salles récupérées à des jeunes dans le cadre de l'Ansej», avait-il déclaré. Et afin de ne pas connaître d'autres désillusions, car la gestion d'une salle de cinéma répond à des critères déterminés, s'agissant d'un métier, d'une spécialité qui nécessite fatalement une formation adéquate, ces jeunes, à qui sera confiée la gestion de ces salles, vont devoir, normalement, en bénéficier.
F. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Houali
Source : www.infosoir.com