En effet, pris d'assaut, notamment après que les pouvoirs de l'Etat aient décidé d'imposer une nouvelle condition pour pouvoir bénéficier de l'allocation chômage. Désormais, les bénéficiaires et les demandeurs de cette allocation chômage doivent obligatoirement suivre des sessions de formations professionnelles auprès des centres de formation de la wilaya. Une mesure mise en application depuis octobre courant. La décision entre dans le cadre des instructions des ministères de tutelle concernés, à savoir, le ministère de la formation et de l'enseignement professionnel et le ministère du travail et de la sécurité sociale. Sur ce registre, la direction de la formation et de l'enseignement professionnel ainsi que la direction du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale ont matérialisé cette décision, par la signature d'une convention, devant permettre aux bénéficiaires de l'allocation chômage de la wilaya d'Annaba, de suivre, des sessions de formations professionnelles auprès des centres de formation de la wilaya. En somme, la décision ne pouvait pas mieux tomber. Car, depuis l'instauration de cette allocation chômage, des milliers de jeunes ont abandonné l'apprentissage dans les centres de la wilaya d'Annaba, en quête de cette allocation alléchante, notamment pour les partisans du moindre effort. La signature de cette convention donne lieu à des sessions de formation accélérée allant de 3 à 6 mois, adaptée aux cursus scolaires des demandeurs d'emploi. Ces derniers seront sélectionnés parmi les listes des bénéficiaires inscrits à l'Agence nationale de l'emploi et seront orientés vers les centres de formations professionnelles de la wilaya. Il convient de noter que, pour la wilaya d'Annaba, des milliers de jeunes ont bénéficié de cette prime de chômage. Celle-ci est destinée aux demandeurs d'emploi, inscrits à l'Agence nationale de l'emploi (Anem). Or, il se trouve qu'à l'exception des universitaires, un grand nombre des demandeurs d'emploi à l'échelle nationale et locale ne disposent d'aucun diplôme. Une situation qui complique les démarches de recrutement par les agences de l'Anem. C'est pourquoi le ministère de la Formation professionnelle et celui du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale ont opté pour intégrer les sessions dans les conditions d'attribution des allocations de chômage.Et les bénéficiaires ou demandeurs de la prime de chômage devront prendre en compte que, tout refus de la formation ou absence non justifiée signifie la suspension de l'allocation chômage. Il faut noter que depuis février 2022, date de l'entrée en application réelle de la prime de chômage, les CFEP ont enregistré une baisse de 50% du nombre des stagiaires, attirés plutôt par les 13.000 DA/mois, qui ont été, faut-il le souligner à l'origine de l'hémorragie qui a affecté les centres de formation professionnelle du pays. Désormais, les bénéficiaires de l'allocation chômage non diplômés, sont obligés de suivre une formation dans un centre de formation professionnelle. La mesure intervient dans le cadre des nouvelles conditions fixées par le gouvernement, lors du Conseil des ministres tenu en février 2022.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com