
Si le problème du matériel médical demeure une grave insuffisance aux conséquences désastreuses, la dégradation de la structure est un autre problème qui doit être réglé le plus rapidement possible.Les hémodialysés au service de néphrologie de l'hôpital Ibn Sina de Annaba constatent une décadence dans leur prise en charge, liée, non pas au facteur humain, mais au manque d'équipements, à laquelle il faut ajouter l'état de délabrement de l'établissement, révèle une source médicale. À titre d'exemple, l'absence dans ce service d'un autoclave qui assure la stérilisation du matériel médical. Incontournable à plus d'un titre, cet équipement évite, explique-t-on, pour les hémodialysés, le risque de contagion par septicémie, notamment de l'hépatite C dont certains malades seraient atteints. Ceci intervient à la veille du congrès maghrébin qu'organise la société savante de la néphrologie et de la greffe rénale prévu le 25 novembre à Annaba. Les invités, s'ils auront à visiter ce service, seront vraisemblablement choqués lorsqu'ils apprendront que la structure ne dispose pas d'un autoclave, et les patients sont hospitalisés aux urgences à cause de l'état dégradé du service de néphrologie. "Nous risquons quotidiennement de rentrer chez nous après une séance d'hémodialyse avec le virus de l'hépatite C. Plusieurs insuffisants rénaux en sont atteints et risquent de propager cette maladie dangereuse aux autres patients. Il est inconcevable que ce service ne soit pas équipé d'un autoclave", ont affirmé plusieurs hémodialysés. En outre, si le problème du matériel médical demeure une grave insuffisance aux conséquences désastreuses, la dégradation de la structure est un autre problème qui doit être réglé le plus rapidement possible. Faut-il souligner dans ce cadre que plusieurs malades atteints d'insuffisance rénale chronique sont hospitalisés au service des urgences de l'hôpital Ibn Sina, à cause de l'état désastreux du service de néphrologie. En effet, l'entreprise engagée pour la rénovation de la partie supérieure du service n'a pas encore entamé les travaux pour des raisons qu'on ignore, révèlent les habitués de cet hôpital. Une intervention rapide du wali de Annaba, auquel les malades lancent un SOS, est plus qu'urgente. Il faut reconnaître cependant que depuis la relance en juillet 2015 du programme de greffe rénale au CHU de Annaba, les malades sujets à l'insuffisance rénale terminale se disent soulagés, alors que le rythme des transplantations rénales a atteint sa vitesse de croisière.B. BADIS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B BADIS
Source : www.liberte-algerie.com