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RÉHABILITATION DU HAUT-FOURNEAU D'EL HADJAR



RÉHABILITATION DU HAUT-FOURNEAU D'EL HADJAR
Le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, sera l'hète, cette fin de semaine, du complexe Sider El Hadjar, situé à une dizaine de kilomètres de Annaba, selon des sources proches du complexe.Il y sera, à croire les mêmes sources, pour superviser des essais techniques au niveau du haut-fourneau n°2, principale unité de la zone chaude sans laquelle il n'y aurait aucune coulée d'acier.A l'arrêt total depuis octobre 2015, les délais impartis à la reprise de la production au complexe Sider El Hadjar se sont succédé sans pour autant voir le moindre lingot d'acier sortir de celui qui fut le symbole de l'industrialisation du pays. Après sa récupération par l'Etat en octobre 2015 et le départ du partenaire indien ArcelorMittal, laissant le complexe à genoux, il était prévu de le refaire redémarrer avec l'ensemble des installations rénovées en mars 2016. A l'époque, un important investissement d'un milliard de dollars lui ayant été accordé par les pouvoirs publics. Mais de nouvelle date en nouvelle date, la situation n'a pas évolué et le géant industriel était toujours grippé. Depuis le début de sa réhabilitation en décembre 2015, il faisait face à des problèmes techniques sans fin. Entamés par une entreprise italienne Ferretti, les travaux de la rénovation du haut-fourneau n°2 ont pris plusieurs mois pour s'avérer, en fin de compte, une perte de temps. L'entreprise en question a été remerciée pour insuffisances. Elle sera remplacée en avril écoulé par une autre multinationale qui s'affaire depuis à venir à bout de ce casse-tête technique qui a fait perdre beaucoup de temps et d'argent au complexe. Et pour corser le tout, des vols de pièces électriques et électroniques ont été découverts ces dernières semaines. Ce qui s'apparente, selon des cadres du complexe, à un sabotage qui ne veut pas dire son nom. Des forces occultes dont l'intérêt est aux antipodes de ceux des travailleurs seraient derrière ces sabotages. Sachant que le pays importe chaque année plus de 10 milliards de dollars de produits sidérurgiques.Entretemps, des sommes dépassant les 45 milliards de centimes sont prélevées chaque fin de mois de l'investissement initial pour faire face aux salaires des employés. Par ailleurs, la situation de l'une des anciennes filiales d'ArcelorMittal, AMPTA en l'occurrence, ex-Tuberie sans soudure (TSS), n'est pas meilleure.Depuis l'épisode du bras de fer entre les salariés de celle-ci, soutenus par leur syndicat, et l'ancienne direction relevant du groupe indien et sa reprise par l'Etat algérien, à la même période que le complexe El Hadjar, des difficultés insurmontables persistent pour l'écoulement de ses produits, des tubes sans soudure destinés en majorité à l'industrie pétrolière et gazière.
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