Sans titre
La deuxième quinzaine du mois de Ramadhan déjà entamée, et une rentrée scolaire des plus difficiles pour les petites et moyennes bourses, et ce n?est toujours pas l?engouement au niveau des guichets des prêts sur gage de la BDLde Annaba. Selon un responsable de cette institution financière, le nombre de « gageurs » ne cesse de baisser, surtout depuis la mise en application des nouvelles dispositions des services de la garantie. Aujourd?hui, cette décroissance dépasse le taux de 70 %. Les raisons ne sont pas multiples. La BDL n?accepte au gage que les ouvrages gravés au poinçon algérien (grappe de raisin), avec une teneur en or de 18 carats minimum. « Depuis le 01/01/2006, tout objet ne portant pas le poinçon algérien n?est pas accepté en gage. Cette nouvelle disposition a été plus que pénalisante pour nous en tant que banque, et surtout pour nos clients », a indiqué notre source. Pour tenter de compenser les effets pénalisants induits par ces mesures, la banque a revu à la hausse le prix du gramme d?or mis en gage. Ainsi, de 250 DA, il est passé, depuis début janvier 2006, à 500 DA. Le seuil minimal des objets gagés a été fixé à 1 500 DA, l?équivalent de 3g, contre un seuil maximal de 120 000 DA par personne. Le taux d?intérêt a, quant à lui, été revu à la baisse. C?est ainsi qu?il est passé, depuis janvier 2006, à 8 %. Cependant, l?engouement est notable du côté des bijouteries ; les clientes sont nombreuses à se bousculer devant les vitrines bien achalandées, pour découvrir les nouvelles créations des célèbres grandes maisons de « l?imitation ». En effet, les fournisseurs étrangers du marché national de l?or ont dû constater que les Bônoises sont de grandes amatrices de marques de luxe. C?est ainsi que pour mieux vendre leurs produits sur le marché local, ces « imitateurs » n?ont pas trouvé mieux que d?imiter les griffes de grands joailliers, créateurs de mode, sur les ouvrages destinés à notre marché local. Les deux marques choisies, parce que étant les plus « in », sont Versace et Channel. Toutes les femmes optent aujourd?hui pour les bracelets, colliers, boucles d?oreille et bagues signés Channel et Versace. Ces ouvrages d?imitation proviennent des pays d?origine des deux créateurs, la France et l?Italie. « Toutes les femmes choisissent les bracelets et créoles Channel et Versace, alors que la seule différence qui existe entre ces ouvrages (griffés) et ceux fabriqués localement est le dessin. Pour le prix, la différence est de quelques dizaines de dinars », a affirmé Mohamed-Nacer B., bijoutier à Annaba. Bien qu?elles soient de luxe et très réputées à travers le monde, les grandes marques en joaillerie Sidra l?Italienne et Tiba la Saoudienne (partenariat italo-saoudien) ne semblent pas intéresser les Algériennes. Elles préfèrent tout ce qui fait « in » provenant de l?Hexagone, et seulement l?Hexagone.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : N. B.
Source : www.elwatan.com