
Ces actes punis par les lois de l'Etat, se sont étendus pour atteindre le domicile du premier responsable de la daïra.La cour correctionnelle de la wilaya de Annaba a prononcé hier, des peines allant de trois à sept ans de réclusion criminelle à l'encontre de 15 personnes impliquées dans le vandalisme et l'incendie du siège de la daïra d'El Kala, wilaya d'El Tarf, et le pillage du domicile du chef de cette institution de l'Etat, assortie d'une amende de 40 millions de centimes en réparation aux dégâts causés par l'acte de vandalisme et le vol des affaires personnelles de ce commis de l'Etat. Les péripéties de l'affaire remontent à l'année 2011, lorsque les mis en cause, contestant la liste des bénéficiaires des logements, ont décidé de faire appel à la loi de la force. Une manière devenue très répandue au sein de la société algérienne à l'effet de faire pression sur les pouvoirs en charge de ce secteur épineux. Et par conséquent, les obliger à annuler la liste où ils ne figuraient pas, du moins, dans ledit quota. N'ayant pas pu faire aboutir leurs doléances, la furie a eu le dessus sur la raison des centaines de contestataires, décidant du coup de recourir à la violence. En dépit de la sagesse des éléments des services de sécurité, déployés en fort bouclier, les contestataires ont fait éruption dans le siège de la daïra, sans égard à aucun service de sécurité, posté à l'intérieur de la structure. S'adonnant à des actes de vandalisme, les contestataires ont saccagé tous les services de la daïra. En effet, tous les équipements informatiques et bureautiques ont été détériorés, ce qui a engendré la destruction de milliers de documents biométriques dont les dossiers de demandeurs de logements, de cartes grises, de permis de conduire et passeports entre autres, dossiers éparpillés dans les rues de la ville d'El Kala. Les contestataires agresseurs ne se sont pas contentés de vandaliser l'administration, mais encore, ils se sont introduits dans le bureau du chef de daïra, qu'ils ont mis sens dessus-dessous avant d'y allumer le feu. Ces actes punis par les lois de l'Etat, se sont étendus pour atteindre, le domicile du premier responsable de la daïra où après avoir volé des objets de valeur et affaires personnelles, ils ont saccagé les lieux avant d'y mettre le feu. Aux termes d'un dérapage qui avait été évité de justesse, les services de sécurité avaient opéré une vaste opération au sein des saccageurs. Présentés par devant le magistrat instructeur relevant du tribunal d'El Kala, certains avaient été placés sous mandat de dépôt, les autres sous contrôle judiciaire.Comparant devant la barre de la cour correctionnelle de Annaba, circonscription de compétence dont dépend le tribunal d'El Kala, les mis en causes ont tenté tant bien que mal de se défendre en s'accusant mutuellement. Une situation qui a alimenté l'intime conviction du représentant du ministère public, quant à un agissement «volontaire» pour requérir la peine de 12 ans de prison ferme pour chacun des accusés. Après délibération, les impliqués dans cette affaire ont été condamnés entre trois et sept ans de réclusion, chacun selon ce qu'il a commis.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com