
Une conférence sur la promotion de l'image de la femme politique dans les média s'est tenue, hier, au centre de presse d'El Moudjahid. Nombreuses étaient celles qui représentent la femme algérienne moderne à avoir assisté à la projection du film « Who is Fatima ' ». Un film documentaire produit par l'ONU à l'initiative du centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CWTAR), qui met l'accent sur le rôle de la femme maghrébine dans le développement de la société. Des communications ont été données par Me Farouk Ksentini, président de la commission nationale des droits de l'Homme, et Mme Yasmina Taya, présidente de l'association Seve (association des femmes entrepreneurs). Cette rencontre fait suite à une série de conférences données dans différentes wilayas du pays (Blida, Annaba, Tarf et Biskra). « Nous espérons que la femme occupera la place qui lui sied dans les listes électorales », a déclaré Mme Taya, en justifiant que « si l'identité algérienne a été préservée malgré les 132 ans de colonialisme, c'est grâce à la femme et le rôle de préservation de la mémoire qu'elle a joué ». Au sujet de la participation de la femme à la vie politique, Me Ksentini a affirmé qu'« aucune hostilité politique ni philosophique n'empêche la progression de la femme dans le domaine ». Pour sa part, Mme Benberkan, juriste et membre de l'association Seve, a affirmé que « la loi algérienne n'empêche en rien sa participation à la vie politique. Hélas, c'est la non-application de cette dernière qui la retarde ». Elle précise encore que la femme rencontre d'autres formes d'obstacles dans sa vie professionnelle, car « la loi algérienne ne reconnaît ni le harcèlement moral ni le comportement sexiste ». Outre les femmes modernes, des femmes modèles étaient présentes aussi à cette conférence dont des moudjahidate, telles que Zoulikha Benkedour et Farida Boutamine qui ont relaté leur expérience et fait remuer le couteau dans la plaie en abordant l'absence de la femme militante dans les premiers parlements après l'indépendance. « Pourquoi a-t-on attendu les réformes présidentielles pour appeler la femme à se présenter aux élections ' La femme a été écartée de la scène politique en 1962 en dépit de son niveau universitaire et de ses longues années de militantisme », tient à rappeler Mme Zoulikha Benkedour.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Chaib
Source : www.horizons-dz.com