
Fébriles et manquant visiblement d'expérience, les organisateurs du Festival d'Annaba du film méditerranéen (FAFM), qui a débuté avant-hier, ont été à l'origine de bien des couacs. Les journalistes locaux ont été les premiers à subir les contrecoups de la désorganisation ambiante, se doit-on de signaler, au vu du traitement cavalier qui leur a été réservé par rapport à leurs collègues venus d'Alger et aux représentants de certaines chaînes TV privées. À commencer par la distribution des cartes d'accréditation pour la couverture de l'événement, qui s'est faite dans des conditions pour le moins douteuses, pour ne pas dire arbitraires, sous un chapiteau ouvert aux quatre vents et sous le regard indiscret de dizaines de badauds amusés par ce spectacle inédit. Ainsi, les uns ont bénéficié de trois, voire quatre badges par organe, sans pourtant justifier de quoi que ce soit pour l'obtention de ce "privilège", alors que les représentants de journaux d'envergure nationale solidement ancrés sur la place d'Annaba et munis de cartes professionnelles officielles ont été invités à présenter un ordre de mission, sinon à aller se faire voir ailleurs. À signaler que les journalistes éconduits ont, pour la plupart, manifesté leur indignation et qu'ils s'en sont plaints auprès de la cellule de communication de la wilaya avant de se voir délivrer eux aussi des badges. Confondant vitesse et précipitation, les organisateurs du FAFM 2016 ont malheureusement négligé le volet communication et publicité, cette année, en ne procédant pas à l'affichage de banderoles au niveau des lieux les plus fréquentés de la ville comme cela se pratique traditionnellement, ici, à l'occasion des grandes rencontres. Ce qui a fait que ce festival culturel, dont la dimension nationale et internationale n'échappe à personne, n'a pas été porté à la connaissance du grand public en temps opportun. D'aucuns ont pu constater que le théâtre régional Azzedine-Medjoubi, qui est appelé à accueillir l'essentiel de la manifestation, n'a été pavoisé aux couleurs du FAFM que jeudi, c'est-à-dire quelques heures avant la cérémonie officielle d'ouverture. De même que la programmation des 16 films en compétition pour le Anab d'Or, qui était indisponible, pour n'avoir pas été imprimée, jusqu'à vendredi. Certains organisateurs contactés à ce propos ont répondu que la documentation relative aux films en compétition ainsi que les horaires de leur projection n'était pas de leur ressort et qu'il fallait se rapprocher du commissaire du festival en personne pour en avoir une idée. Nombreux donc étaient les journalistes, y compris ceux venus d'Alger, qui n'avaient aucun document à leur disposition pour couvrir cette deuxième journée du festival. "Un festival qui a l'ambition de rendre à Annaba cette aura culturelle et de faire d'elle le carrefour du cinéma méditerranéen et national", comme le déclarait solennellement, avant-hier, Azzedine Mihoubi, le ministre de la Culture. Une noble aspiration, en effet, mais il faudra beaucoup de conviction et de persévérance de la part de ceux qui ont l'insigne mission de la concrétiser, et pas seulement à Annaba.A. Allia
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Allia
Source : www.liberte-algerie.com