Des projets datant de quatre à cinq années n'ont pu se concrétiser soit parce que les services de la wilaya ou de l'APC de Annaba, n'ont pas achevé les plans d'occupation des sols (POS) abritant la promotion, soit parce que les promoteurs ne se sont pas vu confirmer par écrit leur éligibilité au bénéfice de projets alors que ceux-ci ont déposé des dossiers complets.
Les manipulations par certains promoteurs immobiliers indélicats des fonds des citoyens désireux d'acquérir un logement et les lenteurs dans la réalisation des projets ont fini par échauder bon nombre de familles à Annaba et celles-ci se félicitent aujourd'hui d'une prise en charge sérieuse par la wilaya, donc de l'Etat, de ce dossier sensible.
Les demandeurs de logements promotionnels ont appris avec soulagement, en effet, que le chef de l'exécutif a rappelé lors la récente session de l'APW, les règles régissant l'activité de promotion immobilière tel que contenu dans la nouvelle réglementation. Une loi, qui mettra, de par la batterie de mesures qu'elle soumet, fin aux pratiques illicites auxquelles ont recours certains promoteurs immobiliers. Tançant autant les élus que les représentants de l'administration, le wali a ainsi longuement évoqué les dispositions visant notamment à protéger, à la fois, les droits des promoteurs et ceux des acquéreurs. Il a également donné des instructions aux uns et aux autres pour qu'ils appliquent la réglementation et notamment les mesures et mécanismes juridiques susceptibles d'encadrer les activités entrant dans le cadre de la vente sur plan. Ceci dans le but de contraindre les promoteurs immobiliers à respecter leurs engagements en matière d'achèvement des projets et de respect des délais de livraison, devait préciser Mohamed Ghazi.
L'Etat et le secteur privé, ainsi outillés, pourront conjuguer leurs efforts et à investir pour la réalisation de programmes de logements afin de résorber la crise. 'Les promoteurs immobiliers, en ce qui les concerne, sont tenus d'achever les projets à l'échéance promise, mais aussi maîtriser les coûts des logements programmés car nul n'ignore que chez nous les coûts du logement en Algérie connaissent une hausse de plus en plus importante à cause justement des spéculations sur les prix des matériaux de construction', commente cet architecte.
Et d'indiquer qu'avec les nouvelles donnes, il ne sera plus question non plus de tout mettre sur le dos des seules entreprises de promotion immobilière. 'Les retards sont à imputer en grande partie aux services publics, aux directions chargées du suivi des dossiers portant projets, lesquelles mettent des mois, voire des années avant de délivrer les documents nécessaires au démarrage des chantiers. Les textes en vigueur prévoient le soutien de l'Etat et des collectivités à cette profession à travers des aides publiques susceptibles d'être octroyées à la promotion immobilière selon les conditions et modalités définies par voie réglementaire, faut-il le souligner', objecte notre interlocuteur. Il dévoilera que des projets datant de quatre à cinq ans n'ont pu se concrétiser soit parce que les services de la wilaya ou de l'APC de Annaba n'ont pas achevé les plans d'occupation des sols (POS) abritant la promotion, soit parce que les promoteurs ne se sont pas vu confirmer par écrit leur éligibilité au bénéfice de projets alors que ceux-ci ont déposé des dossiers complets. Au nombre des promoteurs, qui ont souscrit au programme du million de logements auquel s'attache la présidence de la République, et ils sont légion à travers la wilaya de Annaba, figurent Abderrezak Manceur propriétaire d'Ecobat détenteur du projet de 746 logements Eden Park à Chebbia (El Bouni), le gérant de la coopérative immobilière DINA, qui devrait construire 450 logements à Kouba II (Annaba), pour ne citer que ceux-là. Ces derniers disent accepter le fait que des sanctions et des peines soient énoncées des promoteurs immobiliers pour le non-respect des critères de construction, des déviations en cours de projets, des comportements contrevenants et autres abus induits par l'exercice des différents métiers de la profession.
En contrepartie de ces engagements, ils ne demandent qu'une chose : que l'Etat intercède en leur faveur en assouplissant les modalités de délivrance des documents administratifs à même de leur permettre de donner les premiers coups de pioche de leurs projets.
Ahmed ALLIA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com