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PROCÈS DE L'EMIR DE L'EDOUGH (ANNABA) Deux condamnations à perpétuité et 10 ans de prison ferme lors de la première journée



La deuxième journée du procès, qui devait se dérouler hier mercredi, notamment de A. S., la trentaine, un dangereux «émir» ayant écumé durant plus d'une quinzaine d'années la région d'Annaba, notamment le mont de l'Edough, a été reportée à une date qui sera définie ultérieurement.
Lors de la première journée, A. S. devait répondre de charges très lourdes dont atteinte à la sécurité de l'Etat, appartenance à un groupe terroriste armé, meurtre avec préméditation d'une vingtaine de personnes dont un officier de l'ANP, un maire, deux policiers, quatre gendarmes, quatre ressortissants russes, un couple et deux femmes travaillant dans une boîte de nuit. Alors qu'il n'avait pas encore atteint l'âge de 17 ans, il avait rejoint les groupes terroristes dans les maquis de Bougantas, au piémont du mont de l'Edough, en 1996. Il n'a pas tardé à gravir les échelons de la société des «hachachines » ou organisation du crime pour accéder finalement au poste d'émir en 2006, en récompense de ses faits sanguinaires. À la barre, le mis en cause, également accusé d'avoir provoqué des incendies et dégradé des biens publics et privés, répétait qu'il était innocent et n'avait rien à voir avec ces faits et qu'en coordination avec son frère, il envisageait même de se rendre aux services de sécurité à l'occasion de la fête de l'indépendance. «Mais, vous ne l'avez pas fait», lui retorqua le président du tribunal criminel d'Annaba, Brahim Mamene. Plus grave, ses anciens compagnons (certains aujourd'hui repentis), devenus par la suite, ses subordonnés, l'ont contredit dans tout ce qu'il avait avancé au cours de l'enquête, le chargeant d'être derrière la majorité des faits qui lui sont reprochés. Ayant comparu seul lors de la première journée du procès, A. S. devait en principe revenir à la barre hier mercredi en compagnie de certains de ses anciens acolytes. Inscrite dans le rôle de la troisième et dernière session criminelle de l'année 2012, cette affaire a été reportée à la fin de la session. Mais la deuxième journée du procès a été reportée à la reprise de la session criminelle. Au premier jour de ce procès, A. S. avait été condamné à 10 ans de prison ferme. Le représentant du ministère public avait requis pour sa part 20 ans de prison. L'«émir» terroriste a également été condamné à deux peines capitales ! C'était dans trois affaires distinctes le mettant seul en cause.
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