- Depuis le début de la campagne, vous invoquez la «transparence». Or vous êtes accusé de «dépassements» et de «détournements» depuis dix-sept ans'
D'abord, il s'agit seulement de quinze ans ! Ceux qui osent nous juger ont-il oublié que depuis deux ans, l'équivalent de 2000 milliards de centimes d''uvres sociales a été bloqué ' Oui, nous n'hésitons pas à parler de transparence. Jamais un syndicaliste de l'entreprise ni un membre de la Fédération n'a été membre des commissions de gestion. Le choix de ceux qui gèrent était validé par le ministre et faisait même objet d'enquête de la part du wali. Les gérants changeaient tous les trois ans et un bilan financier était remis au ministère et aux directeurs de wilaya chaque année. Le gestionnaire et le comptable étaient désignés par le ministre et jamais la FNTE n'a pu avoir accès à l'argent.
- De votre côté, vous accusez les syndicats autonomes de vouloir accaparer cet argent'
Nous sommes dans une campagne électorale et il est tout à fait naturel que chacun défende son projet. Mais nous, en tant que Fédération, nous n'avons jamais mis les pieds dans un tribunal. Pourquoi l'UNPEF n'évoque-t-elle pas l'opération de vente de véhicules ou la coopérative des produits de consommation, affaires dans lesquelles plusieurs enseignants ont été victimes d'escroquerie ' Ces dossiers sont devant la justice et des personnes ont été emprisonnées à Hussein Dey et à Annaba. Nous n'avons pas à avoir honte de quoi que ce soit. Depuis 2007, le ministère a chargé cinq fois l'Inspection générale des finances de nous contrôler et les inspecteurs sont rentrés bredouilles. Si des dépassements avaient été relevés, nous serions aujourd'hui en prison. De plus, il ne faut pas mélanger les dépassements des personnes en tant qu'individus et les actions commises par la Fédération en tant que personne morale.
- L'UNPEF affirme que vous avez peur que votre «passé honteux» soit découvert par la nouvelle commission'
Nous n'avons rien à cacher. Si nous voulons une gestion par les établissements, c'est pour des raisons d'efficacité et de rapidité. Nous avons simplement suivi la volonté de la base. Par ailleurs, le ministère a instruit une commission gouvernementale, composée de représentants des ministères du Travail, des Finances et de l'Education pour statuer sur les biens des 'uvres sociales. Toutefois, je parlerai plutôt de piège du ministère pour ce référendum. Les élections qui se dérouleront de la façon dictée par le ministère arrangeront surtout ceux qui défendent la gestion par les commissions. Nous n'allons pas y trouver notre compte. Toutes les démarches telles par le décret ministériel répondent aux exigences de l'UNPEF.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nassima Oulebsir
Source : www.elwatan.com