La sérénité ayant caractérisé le secteur de l'éducation après la grève de deux semaines, observée par les syndicats autonomes, s'avère éphémère.
Le spectre du débrayage plane toujours sur le secteur, du moins dans la wilaya de Annaba où la rentrée scolaire risque d'être tumultueuse. L'UNPEF, qui a rejoint les rangs, en application de la décision de justice ayant consacré l'illégalité de la grève, menace de s'engager de nouveau dans la contestation si les engagements du ministre, consignés dans la décision n° 184 du 2 mar,s ne sont pas tenus. La réunion du bureau de wilaya du syndicat, tenue samedi dernier, a abouti à la décision de recourir à la grève si les sanctions ordonnées par la direction de wilaya à l'encontre des certains syndicalistes ne sont pas levées.Dans un communiqué sanctionnant l'assemblée générale extraordinaire, les membres du bureau de wilaya, UNPEF, déplorent « l'arbitraire émanant de la direction de wilaya de l'éducation ». En interpellant les autorités locales sur cette situation à laquelle ils ne s'attendaient pas, les syndicalistes estiment que « les décisions irréfléchies qui s'inscrivent en porte-à-faux avec l'objectif d'apaisement recherché aussi bien par la tutelle que par l'UNPEF, visent à entraver l'action syndicale, comme elles sont de nature à propager l'anarchie à travers les établissements scolaires ». Le bureau UNPEF revendique notamment l'annulation de toutes les sanctions prises à l'encontre les délégués syndicaux et « le retour au dialogue responsable ». Le cas échéant, l'assemblée générale extraordinaire envisage d'organiser un mouvement de grève, tout en faisant endosser la responsabilité à la direction de l'éducation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. S.
Source : www.elwatan.com