La semaine écoulée, des containers ont été visités et vidés de leur chargement en plein jour, et pourtant cette situation a été dénoncée à maintes reprises.
Rien ne va plus du côté du terminal à containers du port marchand de Annaba. Une situation inquiétante est imposée par des dockers. Les douaniers, les transitaires déclarants et les importateurs ne savent plus à quel saint se vouer. Des manutentionnaires, principalement originaires de la vieille ville (place d'Armes) et celle du quartier Seybouse (ex-Joannonville), occupent les lieux et imposent leur loi au vu et au su de tout le monde.
Dans cette partie du port, qui ressemble plutôt à une annexe du dépotoir de la cité Sidi Salem, des containers sont visités et vidés au grand jour, au point où les douaniers et les transitaires semblent menacés. 'Nous sommes en présence d'un véritable coupe-gorge et on ne peut parler de salubrité, ni de conditions décentes de travail ; la situation est aggravée par l'absence de sécurité", ont dénoncé des déclarants en douane et des importateurs. Selon leurs témoignages, le terminal à conteneurs ressemble à un cloaque où s'entremêlent des détritus de tout genre agrémentés par des tessons de bouteilles d'alcool qui jonchent le sol. Une situation pourtant, à maintes reprises, dénoncée aux responsables de l'entreprise ; cependant, au grand dam des prestataires, les conditions n'ont pas été améliorées d'un iota. La semaine écoulée, plusieurs containers ont été pillés de leur chargement. Alors l'on se demande ce que fait l'administration devant cet état de fait ' Les malheureux importateurs, de peur de représailles, n'osent jamais protester. Alors sur quelle base les manutentionnaires sont-ils recrutés ' Subissent-ils au préalable une enquête ' Qui autorise l'accès à l'intérieur de cette infrastructure où active toujours le même groupe de dockers ' A qui profite cette situation '
Ce sont autant de questions auxquelles il faudra trouver des réponses et sauver ce qui reste à sauver du port marchand de Annaba, car de nombreux importateurs ont décidé d'opter pour d'autres ports, à l'instar de Skikda, Béjaïa, Jijel, Alger et Oran. Un boycott qui ne dit pas son nom et qui risque à court terme d'avoir des répercussions dramatiques sur la vie socioéconomique de la région.
B. B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badis B
Source : www.liberte-algerie.com