Annaba - A la une

Plus d'engouement pour le 37e acte du Hirak à Annaba



Le 37e vendredi du Hirak populaire qui coïncidait avec la date symbolique du 1er Novembre 1954, date du déclenchement de la Révolution contre le colonialisme français pour le recouvrement de l'indépendance nationale, a attiré, à Annaba, des dizaines de milliers de marcheurs. Ils ont renoué avec les grandes marches organisées au début du mouvement de protestation.Et pour cause, il fallait célébrer cette journée qui a permis au peuple algérien de libérer sa terre d'un colonialisme l'ayant réduit à un état d'esclavage dans son propre pays et réitérer également les exigences d'une autre libération d'un système prédateur qui s'est approprié les biens du peuple.
L'emblème national noué autour du coup, brandissant des portraits de célèbres martyrs à l'image de Larbi Ben M'hidi, Abane Ramdane, Zighoud Youcef, colonel Amirouche, Mostefa Benboulaïd, Hassiba Ben Bouali? et sous les youyous stridents des femmes et les chants patriotiques, ils veulent marquer à leur manière cette fête de Novembre.
Les Annabis, de diverses conditions sociales, des deux sexes dont beaucoup de jeunes et même d'enfants, ont entamé, dès le début de l'après-midi, leur marche pacifique de revendications. Ils réclament une deuxième République libre, démocratique et sociale, objectif de la révolution du 1er Novembre 54 dont l'instauration a été dévoyée dès l'indépendance.
Les manifestants ont repris leurs habituels slogans tout en bouclant plusieurs fois les allées du cours de la Révolution, remontant jusqu'au siège de la Wilaya. Avant de se disperser dans le calme, les dizaines de milliers de révoltés pacifiques se sont rassemblés au milieu de cette place emblématique de la quatrième ville du pays, faisant face au théâtre régional Azzedine-Medjoubi dont la façade a été couverte par un tifo associant les djounoud de l'ALN aux jeunes protestataires d'aujourd'hui pour le même combat : une Algérie libre et démocratique. Sur cette place mythique, qui s'est avérée exiguë pour la circonstance, certains ont pris la parole pour exprimer leur refus des élections sous les symboles d'un pouvoir ayant trafiqué et gonflé à son profit, depuis l'indépendance, tous les scrutins, ignorés par la grande majorité du peuple.
A. Bouacha
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