En janvier dernier, les éléments de la Sûreté de daïra de Ben Badis ont arrêté une gérante d'auto-école en flagrant délit de corruption, avait alors indiqué un communiqué de la cellule de communication de la police de Annaba.
Le trafic de permis de conduire est en passe de devenir une pratique courante dans la wilaya de Annaba. C'est du moins ce que dénoncent plusieurs candidats dans une lettre adressée à notre rédaction. Selon les intéressés, plusieurs moniteurs d'auto-école n'hésitent pas à proposer à leurs candidats les deux possibilités qui s'offrent à eux pour obtenir leur permis de conduire. 'La première consiste à payer, outre les frais nécessaires pour la formation, une tchippa destinée, selon les formateurs, aux techniciens appelés à superviser les trois examens théoriques et pratiques du code de la route. L'obtention du permis de conduire ne dépasse pas les deux mois qui suivent la transaction. Sinon pour les réfractaires, ils pourront attendre plusieurs mois et paieront l'équivalent de la tchippa en timbres fiscaux nécessaires pour chaque épreuve", dénoncent-ils. Pour impressionner les jeunes prétendants, certains formateurs censés être avertis sur l'ampleur des pertes humaines et les dégâts matériels enregistrés quotidiennement sur les routes du pays se prévalent, au contraire, des relations étroites qu'ils entretiennent avec les techniciens et ingénieurs désignés par la direction des transports pour se prononcer sur la validité des jeunes en formation de conduite. Ce traitement est exclusivement réservé aux jeunes de sexe masculin. Quant à la gent féminine, elle ferait l'objet d'un harcèlement, notamment au moment de la conduite. 'En l'absence d'un contrôle rigoureux, ces pratiques ont encore de beaux jours devant elles", regrettent les signataires de la correspondance. La gestion anarchique des auto-écoles à Annaba, le coût de la formation qui diffère d'une école à une autre, des agréments attribués sans enquête sur la moralité des bénéficiaires, des encadreurs sans formation caractérisent, entre autres défaillances, cette activité qui échappe même au fisc. En janvier dernier, les éléments de la Sûreté de daïra de Ben Badis ont arrêté une gérante d'auto-école en flagrant délit de corruption, avait indiqué un communiqué de la cellule de communication de la police. La mise en cause a été placée sous mandat de dépôt par le procureur de la République. Les faits remontent, a-t-on signalé, à quelques jours avant l'arrestation de la mise en cause où des enquêteurs avaient exploité des informations faisant état d'une proposition émanant de la gérante de l'auto-école à un client pour lui faciliter l'obtention du permis de conduire contre une somme d'argent. Une souricière était aussitôt tendue par les policiers qui avaient photocopié et enregistré les numéros de série des billets de banque que le client avait remis à l'indélicate contrevenante. L'enquête qui a suivi l'arrestation avait révélé une autre victime à qui la mise en cause avait demandé également une somme d'argent pour le même service.
B. B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badis B
Source : www.liberte-algerie.com