Après 9 journées dans le championnat de ligue 2 professionnelle, l'équipe de Béchar occupe une honorable 4ème place. Son jeune président reste confiant et ne jure que par le travail et la rigueur. Son pragmatisme n'a pas changé. Dernièrement, il n'a pas hésité à se séparer de deux joueurs pour des raisons liées à leur niveau.
-Votre équipe occupe la 4ème place ; après neuf journées, considérez-vous cela comme un exploit, un hasard ou bien le fruit de votre travail '
Le hasard je n'y crois pas. Quant à l'exploit, il vient à travers la rigueur et le travail. Nous travaillons très dur. Les dirigeants sont à cheval sur les moindres détails. Mais il faut aussi citer le sérieux et la discipline que nous avons instaurée dès le départ. Etre exigeant, ce n'est pas facile. On ne peut pas être exigeant avec un joueur qui n'est pas payé et respecté, régulièrement. Il faut, aussi, penser à la situation sociale de chaque joueur. Chacun a une famille derrière lui et aspire à une situation stable.
-Vous venez de rompre le contrat avec deux joueurs. Qui sont-ils '
Effectivement nous venons de libérer deux joueurs. Il s'agit de Chehloul et Mehdaoui. Ils sont gentils et sympathiques certes mais ce n'est pas suffisant. L'équipe doit évoluer. Il ne faut pas oublier que la majeure partie des équipes qui forment la ligue 2 a joué en ligue Une. Donc, le niveau est assez élevé. Sur le papier ou devant un micro, on peut dire ce qu'on veut, mais sur la pelouse c'est autre chose.
-Parcourir des milliers de kilomètres, par route, tous les quinze jours, et jouer des matchs intenses, ce n'est pas facile. Comment faites-vous avec la fatigue '
Justement nous avons engagé des démarches avec les différents responsables pour pouvoir bénéficier d'un tarif qui nous permettra de voyager dorénavant par avion. Prenons le cas des équipes de l'est du pays. Chaque équipe se déplace une seule fois à Béchar tout au long du championnat tandis que nous, nous faisons ces voyages tous les quinze jours. C'est fatiguant et ça coûte très cher.
-Vous allez jouer mardi prochain ici à Béchar contre l'O.Médéa et vendredi, c'est-à-dire trois jours plus tard, contre l'U.S.M.An. à Annaba,1700 km plus loin. Comment allez-vous faire '
Là, c'est une question de temps; nous allons partir par voie aérienne, bien évidemment. Il ne faut pas, aussi, oublier que nous avons à nos côtés les autorités locales et notamment M.M.le wali,le P/APW et le Chef de Daïra, pour nous soutenir.
-Vos supporters se demandent si vous pouvez tenir, dans ces conditions, parmi le groupe de tête, jusqu'à la fin de saison '
C'est l'objectif de tout le staff de la J.S.S. Nous tentons, avec nos moyens, de ne pas nous éloigner du groupe de tête et peut-être faire mieux. Et comme on dit, nous y sommes nous y restons.
-Maintenant revenons à l'histoire de ces fameux aménagements du stade du 20 Août 1955. Ne trouvez-vous pas que le bricolage a assez duré à Béchar '
Non, je ne suis pas d'accord. Ce n'est ni la faute des autorités ni celle des entrepreneurs. Comme chacun le sait, les responsables sont, quotidiennement, sur le terrain pour des inspections inopinées. Une histoire de piliers, non alignés, ça va se régler rapidement. Si on commence à compter les erreurs, il y en a des milliers, tous les jours.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.elwatan.com