
Le sport, notre sport, réclame sa part de vérité. Rien ne pourra se développer sans elle. Tous les professionnels montrent du doigt les lourds dossiers qui ne sont pas nets, pas nets à la lumière des résultats acquis, tant au terme des participations de nos athlètes aux championnats du monde que de ceux du développement de notre sport national qui fait du surplace.La mise en marche du développement du sport dans toute nation obéit certes, à un certain nombre de données et, en premier lieu, aux moyens financiers et infrastructurels engagés pour sa promotion, sauf que chez nous, les retards s'accumulent et font du sport un élément à sujet. Pourtant, à travers lui, c'est l'image du pays que transmettent les pratiquants évoluant au niveau international. «Seulement près d'un demi-siècle après, c'est visiblement l'essoufflement à tous les niveaux qui prévaut, avec des disciplines à la dérive et des fédérations en faillite». Violence, mauvaise gestion, mauvais encadrement, difficultés financières au sein des clubs, protestation de joueurs pour obtenir leur salaire dans quelques clubs, relations professionnelles entre clubs et FAF, protestations des clubs quant aux décisions prises par la commission de discipline... autant de facteurs qui tirent malheureusement notre sport vers le bas. L'année 2016 devrait être l'année de la vérité, mais plutôt de toutes les vérités. Sur le plateau de la chaîne TV EL Heddaf, des invités-experts souhaitent que l'on propose une vision et un projet solide, construit, cohérent, dépassionné, libre dans le ton et courageux sur le fond. Redonner à notre sport une colonne vertébrale étoffée qui lui permette d'affronter avec enthousiasme les défis des compétitions internationales et échapper aux questions qui froissent le quotidien de nos disciplines. Une question est évoquée lors de cette émission. Elle est celle qui est au c?ur d'une actualité brulante : au regard des événements actuels qui se déroulent au Gabon, le déménagement de la CAN au Maroc serait-il envisageable et bénéfique aux Fennecs ' Pour S. B. de Liberté «c'est un peu prématuré mais dans le cas ou... ce serait une chance pour notre équipe nationale. Enchaînant sur une autre question : et si le déménagement de la CAN-2017 vers le Maroc ou l'Afrique du Sud, serait-il est synonyme d'un ratage pour l'Algérie pour sa possible organisation '» La réponse des invités est nette, «impossible de l'organiser chez nous au regard des retards qu'accumulent les différents stades encore en chantier». Il y a celui de Baraki, d'Oran où il était question de faire jouer la coupe d'Algérie, celui d'Annaba, Constantine, Tizi Ouzou et tout près de nous celui du 5-Juillet où le terrain est dans un état piteux. Pour S. B. «pendant cinq ans, nous souffrons de ce manque de stades, ensuite la situation économique du pays ne le permet pas, vous savez, l'organisation d'une CAN, c'est 20 à 30 millions d'euros, ce qui est impossible pour l'Algérie...» Pour Bencheikh qui intervenait en sa qualité de consultant sur la même chaîne, il s'interroge «l'Algérie ne disposerait-elle pas dans ses caisses 100 millions d'Euros ' L'organisation de la CAN n'est pas une question financière, le football n'est pas né hier pour que notre pays soit aussi pauvre en stades, notre football est âgé de plusieurs siècles c'est plutôt une question de gestion», réagissant à cette déclaration, un expert Aziz interviendra pour rappeler à juste titre qu'en 1990 où l'Algérie abritait pendant 17 jours la CAN, et en cette période, on ne disposait que deux terrains (Annaba et Alger), il y avait six matchs, tous joués jusqu'à la finale, sur un gazon de haute qualité. Lors de la finale, il avait même plu à torrent, l'arbitre n'avait pas arrêté la partie, l'eau n'a pas stagné, ce qui signifie que l'entreprise qui avait placé le gazon était d'une qualité irréprochable, pourquoi ne pas aller la solliciter que d'aller voir ailleurs ' Samir fera référence à l'enquête publiée dans les colonnes de son journal, «l'enveloppe consacrée pour tous les travaux de réfections, de rénovations effectués sur le stade du 5-Juillet depuis les années 1980 peut largement couvrir la construction d'un stade identique à celui d'Arsenal. Des milliards et des milliards ont été engloutis.» Ali Bencheikh dira, «oui nous pouvons abriter une CAN mais à condition que les travaux ne soient pas des travaux vite fait comme cela se fait à l'occasion du passage du président de l'APC ou d'un ministre, mais plutôt des travaux irréprochable, surveillés, par des techniciens par des gestionnaires soucieux d'obtenir une réalisation irréprochable, n'oubliez pas cet argent qui fait débat aujourd'hui, c'est l'argent du peuple, et avec ces sommes faramineuses, on n'arrive pas à décrocher des médailles, tout semble traîner, j'ai mal, j'ai le c?ur gros lorsque je vois que nos stades ne bougent que lorsqu'il y a une visite officielle ou un événement qui se prépare. Combien sont-ils aujourd'hui à l'arrêt ' Combien de stades peuvent demain accueillir une compétition internationale ' Jamais, nous ne serons capables de réaliser ce rêve, jamais. Nos voisins ont des stades et des infrastructures de qualité, chez nous, vous le voyez, y compris le 5-Juillet qui a coûté des milliards présente aujourd'hui un terrain qui n'a rien à envier à un champ de patates...» S'agissant du volumineux dossier des JO : «Etes-vous pour ou contre une enquête ' La réponse des invités à l'émission est sans ambigüité : oui, le ministre en sa qualité de premier responsable du sport, devrait exiger une enquête, ce qui permettrait à tous de mieux situer les responsabilités des uns et des autres. Pour d'autres, il faudrait même y aller vers des enquêtes concernant les jeux précédents. C'est encore, faut-il le rappeler, l'argent du peuple... Voilà qui pourrait donner quelques idées à nos chaînes de TV qui se veulent de proximité. Ce qui est sûr, c'est que la matière ne devrait pas manquer. Les grandes pontes du football national ont beau s'agiter et jurer qu'ils disposent de la solution de rechange pour sortir ce sport de sa crise, aucune mesure sérieuse et radicale n'a encore été prise. Autrement dit, il faut tenir un langage patriotique et politique, comme le fait souvent le Premier ministre, au lieu de se contenter du langage technique de l'économie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com