Malgré un temps maussade que perçaient timidement quelques rayons de soleil, le mouvement de contestation populaire pour l'avènement d'une deuxième République libre et démocratique connaît, pour ce 38e acte à Annaba, un regain de mobilisation, observé depuis la célébration, vendredi dernier, du 65e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954.Femmes, hommes dont beaucoup de jeunes et même d'enfants ont occupé la rue à partir du début d' après-midi. Nombre de marcheurs des deux sexes, plus particulièrement du côté féminin, ayant pris part aux premières marches du Hirak aux mois de février et mars écoulés, reviennent en force. Ils sont souvent accompagnés de leurs enfants et de la chanson de Soolking « la Liberté », et du chant patriotique « Min ajlika ya watani » diffusés dans des hauts-parleurs placés au-devant du fronton du théâtre régional Azzedine-Medjoubi.
Brandissant l'emblème national et des portraits des martyrs de la révolution, ils ont occupé le cours de la Révolution, criant haut et fort leur refus de l'élection présidentielle.
Ce refus était accompagné par des pancartes et autres portraits en photos-montage représentant des candidats aux prochaines élections associés à des lièvres. Au passage devant les sièges locaux des partis FLN et RND, les milliers de manifestants se sont arrêtés pour leur faire entendre des vertes et des pas mûres . Ils ont tenu , cela dit, à préserver le caractère pacifique de leur marche jusqu'à la fin de la manifestation, marquée par un début de chutes de pluie. De ce fait, la police, qui surveillait discrètement les lieux, n'est, à aucun moment, intervenue.
A. Bouacha
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com