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Limogeage du DSA



Limogeage du DSA
Si elle n'est pas passée inaperçue de par les insuffisances relevées dans diverses filières, la visite les 27 et 28 juillet dernier, dans les wilayas de Annaba et El Tarf, du ministre de l'Agriculture du Développement local et de la Pêche (MADLP), Abdeslem Chelghoum, est à l'origine de deux importantes décisions. Elles n'ont étonné personne au regard des nombreuses remarques, remontrances et mises au point faites publiquement par le ministre sur le terrain à ses proches collaborateurs des structures décentralisées .Il en est ainsi de celle portant limogeage du directeur des services agricoles (DSA) de Annaba. Il lui a été reproché des incartades, fausses informations et les chiffres édulcorés d'activités et productions agricoles. Il faut dire que le limogeage du DSA de Annaba était attendue de par la situation de huis clos adoptée par ce responsable depuis son installation à ce poste il y a quelques années. Il était fermé à toute communication avec l'environnement direct et indirect des agriculteurs, éleveurs et transformateurs, et autres acteurs du secteur de l'agriculture et de la pêche. Même les représentants de la presse éprouvaient des difficultés à s'informer à la source sur les difficultés auxquelles le secteur était confronté et éventuellement des solutions préconisées. Les informations que le DSA avait communiquées au ministre lors cette visite de Annaba ont été la goutte qui avait fait déborder le vase déjà trop plein de Abdeslem Chelghoum. Maîtrisant très mal les chiffres des surfaces en jachère ou irriguées des différentes cultures, de la transformation des produits agricoles, de la semence et des analyses de sol, le désormais ex-DSA s'était empêtré dans des arguments aussi fallacieux les uns que les autres. Il avait multiplié les erreurs au point de s'attirer la colère du ministre. Pour bon nombre de techniciens agricoles, ce DSA avait lui-même préparé sa mise au placard. Il a été remplacé ces derniers jours par Hichem Gouasmia, un ingénieur agricole anciennement chef de service au niveau de la même direction. Cette décision aurait dû être suivie d'une seconde. Celle des poursuites judiciaires à engager contre les auteurs du pillage depuis des années du patrimoine foncier, mobilier et immobilier de la coopérative agricole Essaada dont les activités chevauchent les deux wilayas Annaba et Tarf. Est-ce dans ce cadre que le ministre a ordonné la mise sur pied d'une commission d'enquête sur la gestion de cette coopérative ayant un important patrimoine à El Tarf ' Composée de cadres du MADLP, cette commission a, aussitôt, entamé un travail d'investigation. De contrôle aussi qui pourrait aboutir à la mise au jour de préjudices générés par la mauvaise gestion de l'ensemble des filières de l'agriculture et de la pêche. Wilaya à vocation agro-pastorale, de pêche et touristique, El Tarf est restée la plus démunie des régions du pays en termes de développement local. Est-ce à dire que les récentes décisions prises par Abdeslem Chelghoum pourraient servir de rampe de lancement ' L'état d'abandon qui caractérise des milliers d'hectares de bonne terre, l'élevage sous toutes ses formes livré au laisser-aller, le pillage du corail et du poisson sur les côtes tarfoise, les détournements du patrimoine foncier, mobilier et immobilier ont été, depuis l'indépendance, constamment dénoncés à différents ministres. Pas un seul n'a pu y mettre le holà. Abdeslem Chelghoum pourrait-il, avec le vase clos pratiqué par ses services, réussir là où ses prédécesseurs ont échoué tant à Annaba qu'à El Tarf '
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