Au sujet du Festival national du chaâbi, objet d'un article paru dans votre journal le 29 novembre 2011, je vous informe que toutes les étapes de présélections locales et régionales de la 7e édition du Festival national du chaâbi se feront... à travers tout le territoire national.
Cet espace d'expression destiné aux jeunes talents, ainsi qu'à tous les mélomanes qui s'y intéressent, est une grande opportunité mise en place par le ministère de la Culture. L'effort de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, depuis sa création, en 2005 est à souligner.
La première édition a été organisée en octobre 2006 en hommage à Cheikh El Hadj Mhamed El Anka. En 2007, l'honneur est revenu à El Hadj El Hachemi Guerouabi, pas moins de quatre coffrets du patrimoine musical chaâbi ont été produits à cette occasion en plus de la publication de deux diwans de poésies du patrimoine melhoun...
Nous ne partageons pas du tout vos idées, lorsque vous dites que le chaâbi est strictement algérois, car les récentes recherches prouvent qu'il est partagé par tous les Algériens.
Des personnalités comme les Cheikhs Mustapha Nador, Mhamed El Anka, Mrizek, El Hasnaoui, Khelifa Belkacem et Hssissen l'ont porté très loin à travers le territoire national où existait déjà un noyau vivant développant ce type de musique qu'on n'appelait pas encore chaâbi avant l'année 1946.
Ce qu'on peut dire pour Alger est valable pour Mostaganem, Blida, Tlemcen, Oran, Chlef, Annaba, Béjaïa, Tizi Ouzou, Annaba et Jijel.
En évoquant la formation introduite depuis deux années au sein même du programme du Festival,... elle est très appréciée par les candidats finalistes concernés...
Les mélomanes des villes de Constantine, Jijel, Béjaïa, Chlef, Annaba, Mascara, Mostaganem et d'Alger, de toute évidence durant les deux dernières finales, ont reçu ce type de formation, ils sauront, nous en sommes convaincus, l'apprécier à sa juste valeur.
Nous ne cherchons nullement l'excellence dans notre épreuve ni la fabrication d'icônes qui scintillent sous les feux de la rampe. Le but que nous poursuivons est la communication entre tous les mélomanes algériens, jeunes et moins jeunes, qui affectionnent et souhaitent pratiquer dans de bonnes conditions ce genre musical fierté de l'histoire culturelle artistique et culturelle de notre pays...
Les textes poétiques distribués durant les finales des cinq éditions sont ceux de Cheikh Sidi Lakhdar Benkhelouf, Mohamed Ibn Msayeb, Mohamed Benslimane, Kaddour El Alami, Kouider Bensmail, Abdelaziz El Maghraoui et tant d'autres.Ces textes étaient détenus par devers des personnes. Cette initiative ajoutée à la publication systématique de diwan permet de briser ce verrou et en faire bénéficier un nombre important de mélomanes et de jeunes à travers tout le pays.Sidi Abderahmane El Medjdoub, ce grand poète moraliste du XVIe siècle avait dit entre autres: «Y a leyem lè tloumni fi ouest ennès ida âyenek fel mlèma ferrezni». Cet art musical appartient à tous les Algériens, nous le sommes tous, nous nous revendiquons de lui et nous sommes très fiers.
P/ le comité directeur du Festival national de la chanson chaâbi
Abdelkader Bendamèche
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com