Annaba - A la une

Les magistrats des commissions électorales des wilayas de l'Est en réunion à Annaba



Les magistrats des commissions électorales des wilayas de l'Est en réunion à Annaba
En dépêchant à Annaba Amara Mohamed et Abdelhamid Bouhadi, deux de ses cadres, respectivement directeur et sous-directeur de la réglementation et des affaires juridiques pour animer un séminaire régional d'explication et de sensibilisation sur les dispositions de la loi n°12/01 du 12 janvier 2012, relative à l'organisation des élections législatives, le ministère de la Justice a voulu confirmer que le scrutin sera honnête et transparent.
C'est le cas de le dire, car jamais de mémoire de vieux électeurs, ce type de manifestation n'a été organisé. Et pour bien faire accroire à cette tendance, les représentants ont été conviés à couvrir l'événement. D'envergure régional, ce séminaire a réuni plus de 150 magistrats, les directeurs de la réglementation et de l'administration générale ainsi que différents autres représentants d'institutions de la République des cours de justice et des wilayas de Annaba, Guelma, Tarf, Souk-Ahras et Tébessa. Bien que longues, les interventions de deux cadres supérieurs au ministère de la Justice, principaux animateurs de la rencontre, ont été riches d'enseignement. Pour les deux intervenants, il ne s'agissait pas de lire les dispositions de la loi en question mais de d'expliquer le moindre détail, mot ou phrase d'un texte ou passage de texte. La cour de justice qui a abrité la manifestation n'a pas lésiné sur les moyens à mettre en place pour créer les commodités nécessaires à une totale concentration des magistrats et autres fonctionnaires sur la mission qui les attend avant, durant et après le 10 mai, date du scrutin pour l'émergence de la nouvelle Assemblée nationale populaire. De la mission de la commission de wilaya de supervision des élections législatives 'animée par trois présidents, dont le président désigné par le ministère de la Justice ' à celle communale ' que préside également un magistrat avec deux assesseurs désignés par le wali, Amara d'abord, Bouhad ensuite ' n'ont rien laissé au hasard. Ils se sont attelés à expliquer le moindre petit détail, la moindre tournure de phrase. On avait l'impression que les instructions qu'ils avaient reçues étaient de dire à leur auditoire et particulièrement aux magistrats de tout faire pour démontrer que l'Algérie vivra, le 10 mai 2012, des élections législatives véritablement transparentes et honnêtes. Ce qui explique cette tendance qu'ils avaient à se répéter plusieurs fois dans l'explication de telle ou telle autre disposition de la loi 12/01. Particulièrement Abdelhamid Bouhadi, qui s'est longuement attardé sur l'interdiction de toute dérogation à ces dispositions. Le même intervenant a souligné la nature des moyens matériels à utiliser expressément, lors de l'opération de vote, sur la conception et l'utilisation des documents à remplir sans aucune rature, surtout ceux établis à la clôture du vote ou après le dépouillement des urnes. L'assistance était toute ouïe à ces explications. Il y avait de quoi, car pour la première fois, ces magistrats étaient sollicités pour veiller au respect d'une loi électorale tendant à assurer transparence et crédibilité à des élections dont l'importance pour l'avenir du pays a été soulignée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il a même été question de la qualité des responsables du Centre et bureau de vote habilités à signer les documents à la clôture du vote et à l'issue du dépouillement. De même qu'a été soulignée la relation des uns et des autres avec les membres des deux commissions électorales, celle de wilaya et celle communale, de leur mission et de leurs prérogatives. Pour la première fois aussi, il est question d'urnes cadenassées et de deux clefs chacune en possession de personnes différentes. Cette rencontre a été très instructive et riche quant à l'ensemble des aspects organisationnels des élections législatives du 10 mai. C'est d'ailleurs l'impression qui se dégage chez la majorité des participants. «Il faut dire qu'avant de venir à cette rencontre, certains articles de la loi 12/01 étaient pour moi quelque peu incompréhensibles. Ce qui n'est plus le cas après avoir écouté les explications fournies aujourd'hui par les représentants de notre ministère», a estimé l'un des magistrats de la wilaya de Tébessa. Il reste néanmoins que bon nombre d'entre eux sont restés sur leur faim en ce qui concerne la question du quota de la représentativité de la femme à l'APN. Selon Amara Mohamed, la réflexion est déjà engagée au plus haut niveau de l'Etat avec éventuellement une réponse qui sera donnée dans les prochains jours. Le même intervenant a annoncé l'organisation de stages pratiques liés aux conditions de travail lors des élections législatives. C'est du reste ce qui lui a imposé de solliciter la collaboration des DRAG des cinq wilayas à l'effet de faciliter le déplacement des membres des commissions communales de supervision des élections législatives.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)