
Vieux de près d'une décennie, le problème entre les travailleurs bénéficiaires des 84 logements issus de la défunte société civile immobilière (SCI El Amel) de Sonelgaz et leur employeur vient de resurgir encore une fois.En effet, après moult tractations entre les deux parties à l'issue desquelles les souscripteurs avaient eu gain de cause via la justice, la direction générale a engagé un liquidateur pour faire disparaître cette entité. Le 1 juillet dernier, le liquidateur a adressé aux bénéficiaires qui occupent déjà depuis plusieurs années leur logement, une nouvelle attestation de réservation les sommant de payer plus de 2,7 millions de dinars dans un délai de trois mois, soit une révision à la hausse estimée à plus de 1, 2 millions de dinars. Cette somme est à ajouter aux 500 000 DA déjà versé au début de l'opération. Ce qui évalue un F3 à plus de 3,2 millions de DA. Ce que refuse catégoriquement les 84 familles en question qui appellent à une enquête des services de sécurité pour passer au peigne fin les dépenses engagées dans ce projet.
«Les élucubrations donnant lieu à cette augmentation pourraient s'expliquer par des dépenses extra qu'on veut nous faire payer. Même le terrain abritant ce projet est une propriété de Sonelgaz et son transfert au profit de SCI El Amel avait été effectué moyennant une contrepartie symbolique. Ce qui est tel que mentionnée dans une correspondance de la direction de l'administration générale N°111/DAG/2000.» Force est de relever que le liquidateur chargé de cette opération est un ancien cadre de Sonelgaz, reconverti en profession libérale. Achevés à 100% depuis juillet 2008, avec un retard de trois années, «squattés» légitimement par leurs propriétaires, ces logements avaient suscité la convoitise de plus d'un responsable, dont ceux de la direction générale.
Tout avait commencé depuis l'inauguration officielle des 3 immeubles par le wali de Annaba en 2009. C'est à partir de cette visite que ce projet, situé à la cité Didouche Mourad, avait connu un revirement de situation. Comble de l'ironie, les quittances de l'électricité et gaz, dont le fournisseur est leur employeur, ne mentionnent pas le nom des bénéficiaires, alors que Sonelgaz exige l'acte et un certificat de résidence pour qu'un client soit l'un de ses abonnés. C'est dire que cette entreprise ne reconnaît pas ses employés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Leïla Azzouz
Source : www.elwatan.com