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Les étudiants en Mines ferment le rectorat Université Badji Mokhtar de Annaba



Les étudiants en Mines ferment le rectorat                                    Université Badji Mokhtar de Annaba
En prenant l'engagement pour l'ouverture de deux nouveaux masters, sans agrément préalable de la commission nationale d'habilitation, les responsables du département se sont mis dans une situation inconfortable.
C'est l'impasse entre l'administration et les étudiants du département des Mines de l'université de Annaba. Le département en question est bouclé depuis 10 jours par quelque 150 les étudiants en colère. Devant l'absence de réaction, les étudiants ont déplacé leur protestation vers le rectorat, mais là encore, c'est le mur. Hier, ils ont entrepris de fermer carrément l'accès à l'administration centrale de l'université.
Les agents de sécurité ont dû à ce moment-là intervenir par la force. Ils ont cisaillé à la tronçonneuse les barreaux de la clôture et la porte métallique de l'administration. Au passage, ils ont molesté quelques contestataires qui disent avoir été amenés à cet extrême devant l'obstination de l'administration à ignorer leurs inquiétudes. La protestation se poursuit.
Le conflit est apparu parce qu'à la fin de l'année dernière, les responsables du département des mines, quasiment certains après l'habilitation de la commission régionale de Constantine, ont assuré pouvoir ouvrir l'année suivante deux nouveaux masters qui absorberaient 85% des effectifs de 3° année LMD, soit près de 120 étudiants. A la rentrée, les choses ne se déroulent pas comme prévu. La Commission nationale d'habilitation à Alger qui délivre l'agrément pour l'ouverture des filières, n'a pas formulé d'avis. Et sans ces agréments, il ne reste que les deux anciens masters qui n'offrent que 50 places pédagogiques aux étudiants qui présentent le meilleur profil pédagogique. Selon M. Idress, chef du département des Mines, cette situation a clairement été exposée aux étudiants. «Il y a eu un imprévu qui provient de cette quasi-certitude de pouvoir ouvrir deux autres masters», dit-il. «Toutefois, ajoute-t-il, il n'est pas trop tard pour démarrer les deux autres masters si les agréments sont délivrés rapidement».
Les étudiants invoquent l'absence de dialogue pour justifier leur mouvement de protestation. La situation leur a en effet été clairement exposée et ils ont montré qu'ils en étaient parfaitement informés. Ils s'en tiennent cependant avec obstination à l'engagement de prendre 85% des 3e année, ce qui est probablement une maladresse mais motivée par de bonnes intentions. Cependant, et c'est un devenu un réflexe national, ils n'ignorent pas qu'en mettant la pression avec de la violence, ils pourraient obtenir quelques résultats. Une mentalité qui a été soigneusement entretenue et souvent favorisée et que semble vouloir combattre aujourd'hui avec détermination l'administration pour bien montrer qu'elle tente de se libérer de la tutelle des organisations qu'elle a nourries en son sein. Difficile, car les mauvaises habitudes ont la peau dure. Dans ce cas, le plus sage, dit-on, serait d'activer l'ouverture des deux masters et veiller à ne sélectionner que les plus méritants.
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