D'un peu partout du territoire national, à différents niveaux des activités agricoles, des agriculteurs dénoncent l'inertie de la justice mis face à des dossiers véritablement scandaleux en termes de pillage du patrimoine foncier, Ce pillage s'opère via le Fonds National de Développement Agricole sous la forme de détournement du soutien financier à l'image des 30%/quintal destinés aux engrais et autres production, du détournement des périmètres agricoles, l'urbanisation de celles de haute rentabilité.Les exemples des pillages et autres détournement sont nombreux. De par son statut de premier gestionnaire du secteur, le ministre de l'Agriculture, du Développement agricole et de la Pêche est directement pointé du doigt. Il serait à la source des dossiers jugés scandaleux. La situation a atteint un niveau très dangereux. Et pour cause, l'utilisation de fausses déclarations de production ou d'ensemencement et la perception FNDA sur la base de fausses déclarations du soutien financier de l'Etat c'est-à-dire le Fonds Nationale de Développement Agricole. L'on est arrivé au point où, de par leur statut dans la hiérarchie professionnelle ou d'appartenance politique, certains agriculteurs bénéficient d'une impunité totale. D'autres qui n'ont que leur honnêteté à mettre sur la balance, sont sévèrement sanctionnés. Cela a été le cas en 2017 du secrétaire général de la Chambre d'agriculture de Annaba.
Il s'était retrouvé relevé de ses fonctions pour avoir, preuves documentées en mains, osé dénoncer le ministre de l'Agriculture Abdelkader Bouazghi. Aussitôt installé dans ses fonctions le 25 mai 2017, ce dernier s'est accaparé de tout ce qui pouvait permettre le développement de l'agriculture nationale. Cette gestion lui a valu d'être fustigé par la majorité des agriculteurs et transformateurs. Une gestion catastrophique s'il en est où le foncier n'a pas été épargné. Abdelkader Bouazghi a fait perdre au Trésor public des milliards de DA au moyen de pratiques non conformes à la législation en matière de gestion des ressources publiques. Pas une seule région du pays n'a été épargnée par la rapacité de ce ministre qui agissait avec la complicité de certains DSA et présidents de Chambres agricoles au niveau national d'une extrême docilité. L'on cite à l'envie, la wilaya de Annaba, l'ancien directeur des services agricoles et la Chambre d'agriculture. Ils ont géré anarchiquement le secteur.
L'affaire liée au versement des subventions FNDA à coût de milliards dénoncée par plusieurs titres de presse locaux et nationaux n'a pas eu de suite. Les nombreux agriculteurs roublards ont, avec la complicité du wali en poste fin 2017 début 2018, tenté de lutter contre l'impunité. Le scandale de la privatisation et de la gestion du terrain agricole «Bouakadia» à Sidi Salem sur la route de l'aéroport Rabah-Bitat, une terre agricole de classe A que le wali a déclassé pour l'offrir à un opérateur économique privé intéressé par la création d'un centre commercial, a fait beaucoup de bruits. Il y a également l'affaire de la bâtisse avenue de l'ALN détournée au profit de son frère par le précédent wali Med Salamani. La même situation a été vécue dans les communes agricoles à Aïn Berda, El Bouni, Berrahal où des élus et des fonctionnaires ont été compromis avec la perte de plusieurs centaines de milliards.
C'est là qu'aurait pu intervenir l'inspection générale des Finances sur le scandale financier du FNDA. La liste est loin d'être exhaustive. Ils sont nombreux les agriculteurs a dénoncé le caractère sélectif d'une justice qui crée une certaine opacité dans le traitement des affaires liées au foncier agricole. Cet état de fait décourage les citoyens, fait naître en eux des prémisses de rébellion, renforce les disparités en même temps qu'il mine les valeurs démocratiques et favorise la perte de confiance.
C'est d'ailleurs pourquoi des agriculteurs de plusieurs régions du pays invitent les magistrats à lancer des enquêtes sur les différents rapports produits par les présidents, secrétaires généraux .et membres des Chambres d'agriculture à l'échelle nationale. Les mêmes sources pointent du doigt certains walis et DSA comme les précédents qui étaient en poste à Annaba 2017/2018 pour avoir utilisé leur position comme un moyen d'accumulation de richesses pour contribuer à fabriquer une «nouvelle classe d'entrepreneurs», aux dépend des petits et moyens agriculteurs et des finances publiques, par le biais d'une politique de subvention des facteurs techniques de production, du matériel agricole et du prix producteur de certains produits sensibles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com