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Les dos d'âne sauvages prolifèrent à El Tarf



Les dos d'âne sauvages prolifèrent à El Tarf
S'ils sont utiles là où ils conviennent, ils sont cependant extrêmement dangereux sur les voies à grande circulation parce qu'on ne les voit pas même de jour.L'affection est grave et le mal profond. Inéluctablement les dos d'âne se multiplient et s'étalent en travers des routes nationales, des voies express, des doubles-voies, des avenues, des boulevards, des rues, des ruelles et souvent jusqu'aux trottoirs. Des obstacles à la circulation, jamais les mêmes, avec des formes aussi diverses que multiples, étroits ou larges, plats ou bombés, mais toujours trop durs pour les automobilistes. Inventés pour réduire la vitesse à moins de 30km/h dans les agglomérations où rouler au-dessus de cette vitesse présenterait un danger, ils ont été détournés de leur vocation pour devenir des signes de puissance lorsqu'ils sont posés devant des domiciles en ville ou en pleine nature.Inutile de citer des exemples puisque rares sont les conducteurs qui n'ont pas été surpris par un ralentisseur en pleine campagne que rien ne justifie si ce n'est une construction à proximité qui ne doit pas être celle du commun des mortels. Pour les populations qui se sont progressivement implantées dans le désordre le long des routes pour rester près de la civilisation, les ralentisseurs sont une marque de la reconnaissance de leur existence pour les automobilistes qui les méprisent en passant trop vite.Et chaque occasion est exploitée pour en réclamer. En dépit des lois, spécialement le décret exécutif de 2005 complété par un arrêté du ministère des travaux publics en 2006, des tonnes de circulaires d'application et de rappels, de commission de wilaya, d'études et de plans de localisation et d'implantation?..les dos d'âne sauvages prolifèrent à El Tarf.Tous les automobilistes s'en plaignent pour leur nombre, leur implantation et leurs formes. S'ils sont utiles là où ils conviennent, ils sont cependant extrêmement dangereux sur les voies à grande circulation parce qu'on ne les voit pas même de jour, qu'on les confond avec des ombres ou sans normes de signalisation. Mais on ne parle pas de ce danger qui a aussi son lot de morts car on part de l'idée fausse qu'un ralentisseur ne peut causer de dégâts, ce qui est vrai seulement s'il est correctement implanté et installé.Berrihane, un exemple édifiantL'exemple le plus édifiant est celui du village de Berrihane, à mi-chemin entre El Kala et l'aéroport d'Annaba. La chaussée qui traverse le village, en fait une zone éparse en expansion qui s'étale de part et d'autre de la route, est passée en quelques jours de 3 à16 dos d'âne sur 1,5 km et il n'y en a pas deux qui se ressemblent.Cette commune qui n'a dû être contaminée que récemment par le mal car elle fait dans la démesure puisqu'on en trouve en rase campagne à des endroits qui font le bonheur des vendeurs de légumes qui profitent ainsi du ralentissement providentiel des véhicules non sans risques lorsque leurs clients s'arrêtent pour acheter.A El Kala, ce sont deux nouveaux dos d'âne qui provoquent des embrouillages. Ils ont été placés devant une école primaire ; seulement voilà, la sortie des enfants se fait de l'autre côté de l'établissement ! Ce problème avec toute sa gravité est revenu souvent devant les autorités de la wilaya qui ont les unes après les autres tenté d'y mettre de l'ordre.La décision d'installer un ralentisseur relève du wali après avis d'une commission saisie par le président de l'APC. A El Tarf, cette commission semble ne s'être jamais réunie. Récemment le wali a de nouveau relancé les maires pour se conformer aux normes et à la réglementation. Viendra-t-il à bout du mal de dos d'âne '


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