Mohamed Rahmani
Entre 140 et 150 bovins sont abattus chaque jour au niveau de l'abattoir communal «Seybouse», rouvert au début du mois de Ramadhan sur instruction du ministre du Commerce, lors de sa dernière visite à Annaba il y a quelques jours. Mais cette réouverture dans l'urgence pour répondre à une demande qui explose pendant le mois sacré, s'est faite avant l'achèvement des travaux d'aménagement lancés il y a près de trois mois, ce qui a influé négativement sur la bonne marche de cette structure censée offrir toutes les conditions d'hygiène et garantir la qualité des viandes des bêtes abattues. En effet, au niveau de la triperie, les abats sont jetés à même le sol non bétonné où terre meuble et poussière font office de parquet.
Des viscères mal lavées sont jetées dans des cuvettes pour être remises aux bouchers, et les abats comestibles subissent juste un jet d'eau, une sorte de lavage sommaire pour être ensuite expédiés.
Les normes et les règles d'hygiène ne sont nullement respectées et l'on se contente juste de faire semblant en présentant les animaux abattus dépiautés et estampillés pour rassurer quant à la qualité des viandes. Les salles censées servir de bureaux pour le gestionnaire des lieux ainsi que les médecins vétérinaires ne sont pas encore achevées, il n'y a pas encore de mobiliers et tous sont obligés de rédiger leurs rapports debout ou sur des plateformes servant pour la découpe. La salle d'abattage, mieux lotie, est équipée des commodités nécessaires mais n'est pas aménagée selon les normes admises et les travaux ne sont pas encore achevés du fait de l'activité de cette structure qui ne permet pas un avancement rapide desdits travaux.
Autre problème relevé, celui de l'entreprise chargée des travaux d'aménagement qui se plaint des retards de paiements, des retards qui ont un impact négatif sur la réalisation des travaux d'aménagement qui normalement devraient prendre fin en septembre prochain. Il faut dire aussi que si l'on essaye de se débrouiller avec les moyens de bord et que l'essentiel est respecté, particulièrement l'inspection vétérinaire qui procède aux contrôles nécessaires avant d'apposer son visa, cet abattoir, même réaménagé, ne comporte pas les commodités nécessaires, pas de salle de découpe et d'éviscération, pas de laverie à «proprement» parler et pas de salle d'emballage et d'expédition.
M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : La Tribune
Source : www.latribune-online.com