La recherche de nouvelles ressources financières est l'épée de Damoclès qui pèse sur l'Assemblée populaire communale d'Annaba. Une commune, bien que disposant d'importants atouts, demeure assistée en amont et en aval par le budget de la wilaya. Une situation, entre autres, à l'origine de la précarité de cette APC, en raison de la mauvaise gestion des Assemblées précédentes. Tel est le constat relevé par le nouveau conseil municipal qui a dénonce un défaut d'application des lois de la République ayant donné lieu à des pratiques malsaines à l'origine de l'anarchie caractérisée. Lors d'un point de presse, le président de l'APC, Youcef Chouchane, a révélé que la nouvelle feuille de route consiste en la valorisation du patrimoine de la commune, le recouvrement des dettes cumulées et la recherche de nouvelles ressources financières. Pour Youcef Chouchen, «la ville d'Annaba ne mérite pas cette clochardisation occasionnée par l'indifférence, le laxisme et le laisser- aller», qui a réaffirmé sa détermination à instaurer les lois de la République. Une démarche loin d'être du goût des «forces du mal» qui ont actionné leurs relais pour semer les vents de la colère à travers l'intox auprès des commerçants locataires des fonds de commerce relevant du patrimoine communal et dont les arriérés de loyers, non payés, dépassent les 36 milliards de centimes, selon le chef de l'exécutif communal. Des dettes accumulées en dépit des mises en demeure notifiées et des menaces de résiliation des contrats de location. Au-delà, les marchands de fruits et légumes ont, début mars courant, observé une grève dénonçant l'augmentation des loyers de leurs commerces, relevant du patrimoine immobilier de la commune d'Annaba. Une action qui n'a pas infléchi la détermination de l'APC pour récupérer son dû. «La commune recouvrera ses créances jusqu'au dernier centime», a lancé le P/APC soulignant que les commerçants sont devant un choix cornélien. «Soit s'acquitter de leurs dettes et renouveler leurs contrats de location, soit leurs contrats seront de facto résiliés et une opération de location aux enchères sera alors lancée pour de nouveaux acquéreurs», a menacé Youcef Chouchane. D'autant, a-t-il révélé, qu'il s'agit de commerces sous-loués à des tiers entre 80000 et 100000 DA/mois, pendant que la commune, propriétaire de ce patrimoine immobilier, ne perçoit qu'un montant oscillant entre 2000DA, 4000DA et 12000/M, selon la nature du commerce. La sous-location des biens de la commune est interdite par la loi. Sur un autre plan, le maire d'Annaba mène depuis plusieurs jours une implacable lutte contre le commerce informel et les marchands ambulants. Une opération pour laquelle la sûreté de wilaya d'Annaba a mobilisé ses éléments afin de débarrasser définitivement la ville de ce phénomène avant le mois de Ramadhan. Evoquant le volet du cadre de vie et de l'environnement, et surtout les difficultés rencontrées par l'Epic «Annaba propre», le maire d'Annaba a fait savoir que plus de 600 ouvriers de la commune sont en constante mobilisation, tout en appelant les populations à plus de civisme. Une situation engendrée par une gestion mafieuse des anciennes Assemblées. Sur ce point, la commune d'Annaba n'est qu'un échantillon de la situation prévalant dans toutes les communes de la wilaya. Il en est de même à Sidi Amar, El Bouni ou encore El Hadjar.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com