Malgré un BMS annonçant de fortes pluies dépassant les 80 millimètres et un refroidissement du climat pour ce vendredi, la population de Annaba a, quand même, tenu à marquer sa présence dans la rue.Sous une pluie qui s'abattait par intermittence, la présence des manifestants était aussi importante sinon plus que les vendredis précédents. Dès la fin de la prière hebdomadaire, les marcheurs commençaient à rallier le cours de la Révolution, place qui accueille chaque semaine la protesta populaire. Dès la matinée déjà, plusieurs dizaines de citoyens étaient sur place. La masse grossissait au fur et à mesure. Elle était composée de jeunes et moins jeunes, hommes et femmes accompagnés de leur progéniture. « Pour, disent-ils, leur assurer un avenir meilleur dans une Algérie libre, démocratique, sociale et fraternelle dont nous avons été privés durant des décennies ». La foule reprenait en ch?ur les slogans habituels insistant sur le départ de toutes les figures du système qu'incarnait le Président déchu mais aussi par le parti FLN. « FLN dégage. Le FLN au musée», criaient les manifestants pour signifier à ceux qui ont fait d'un symbole appartenant à tous les Algériens un fonds de commerce, ainsi qu'à son clone et aux autres partis du pouvoir qui veulent prendre le train en marche. « En se préparant aux élections du 12 décembre, ils veulent se refaire une nouvelle virginité mais l'Histoire les a condamnés. Ils doivent quitter la scène politique le plus tôt ce serait le mieux », affirme un hirakiste ayant pris part dès la première semaine au mouvement populaire de protestation.
Les marcheurs, brandissant l'emblème national, s'opposent, à travers leurs slogans et autres banderoles et pancartes, aux élections projetées par le pouvoir. Ils se disent en faveur de véritables élections libres et transparentes, excluant tous les symboles du pouvoir bouteflikien. Des élections qui donnent la chance à ceux qui ont été toujours marginalisés par ce système en raison de leur opposition à ses méfaits.
Durant plusieurs heures, les citoyens de Annaba bouclaient plusieurs fois le pourtour du cours de la Révolution, exprimant haut et fort leur colère contre le pouvoir actuel et ses sbires. La protesta s'est poursuivie aussi pacifique que joyeuse, comme chaque vendredi, avant de commencer à se disperser vers la fin de la journée dans un calme total ,sans aucune intervention des forces de l'ordre.
A. Bouacha
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com