Annaba - A la une

Les 4 samedis



La semaine a été pénible. Tliba nous aura finalement fait la totale. En fait, on peut tout reprocher à l'injouable député d'Annaba, sauf de manquer d'originalité. Jusqu'au bout, il aura été différent de tout le monde, tout le temps et en tout lieu. Il n'a peut-être rien inventé mais il a donné à tout ce qu'il a touché, un? toucher personnel. De « l'art » de faire de la politique, de faire des affaires, de mettre une ville dans sa poche et, plus récemment, d'apparaître comme un justiciable différent des autres. Il a commencé par refuser de renoncer à son immunité parlementaire, obligeant l'APN à aller au bout de la procédure et, une fois la chose bouclée, on apprend qu'il a disparu dans la nature au moment où il devait être devant le juge. On a parlé de Tunisie en attendant l'Allemagne où il aurait un pied à terre. Puis qu'il n'aurait jamais quitté le territoire mais se cache quelque part en attendant (quoi '). Et puis, d'un coup, on apprend qu'il détiendrait des « dossiers » qu'il menace d'étaler, ce qui fait de lui un accusé accusateur. Tliba ne fera rien comme les autres, on l'a dit.La semaine a été pénible. Ces derniers temps, l'actualité internationale a été délaissée par l'attention populaire qui n'a plus d'yeux que pour ce qui se passe « à domicile » mais deux événements se sont quand même invités chez les Algériens. Dans l'ordre chronologique, il y a d'abord le décès de l'ancien Président français Jacques Chirac. Il doit y avoir plein de choses qui ont fait que les Algériens se soient montrés particulièrement sensibles à cet événement mais on en retiendra deux : la première est que les Algériens, comme les Français d'ailleurs, sont toujours reconnaissants à ceux qui n'ont jamais fait quelque chose pour ne pas leur ressembler et ceux qu'ils ont senti proches d'eux en dépit de leurs responsabilités. La deuxième procède de l'évidence : on a beau dire, on a beau faire, entre la France et l'Algérie, rien ne se fera dans l'indifférence.
Et puis ces manifestations en Egypte où on a saisi la moindre information pour commenter, comparer? extrapoler, jusqu'à n'en plus finir. Dans la foulée, on a vu tirer quelques analogies un peu trop faciles, de pertinentes « lectures comparées » et au bout est revenu le rêve commun. L'essentiel, quoi.
La semaine a été pénible. Les images de l'ENTV, avec les mêmes prises de vue, les mêmes cadrages et les? mêmes candidats sans visages et sans voix ont quelque chose d'irréel, quelque chose hors du temps, hors de? tout. Du coup, le nombre de ses prétendants, même folkloriques, devient dérisoire, sans intérêt. Au point de se demander pourquoi Ali Draa, le communicateur de l'autorité des élections, se croit, à chaque fois, obligé de venir nous expliquer que « là, il ne s'agit que de candidats à la candidature» !
La semaine a été pénible, le temps presse et, manifestement, le son n'a pas encore été déclenché dans? l'oreillette du FLN. En réunissant son bureau politique jeudi, le parti unique devait se prononcer sur la présidentielle mais, apparemment, rien n'a encore été décidé. Pas parce que les membres du bureau politique ne sont pas parvenus à une décision consensuelle mais parce que? la décision consensuelle n'est pas venue ! Patience, ça finira par arriver, même si le temps presse !
S. L.
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