Annaba - A la une

Le tourisme de masse en berne



Idéalement située sur la plus prestigieuse rive nord de la Méditerranée, la wilaya d'Annaba n'arrive pas à prendre l'élan du développement touristique escompté. En dépit de toutes les politiques engagées pour faire briller de mille feux la perle de l'Est, «La Coquette» ne scintille point. Aucun responsable passé à la tête de cette wilaya n'a provoqué le déclic pour un réel développement du secteur du tourisme. Ce dernier, a priori, se limite au renforcement du parc hôtelier, notamment durant la dernière décennie.La wilaya compte plus d'infrastructures hôtelières que de touristes. Le massacre du relief côtier sur lequel des hôtels sont en cours de réalisation, traduit l'intérêt porté à ce segment du développement touristique, au détriment d'autres priorités, dont entre autres l'amélioration de l'environnement, l'aménagement des sites touristiques et la promotion de la culture touristique. La relance du tourisme, maillon fort du développement de l'économie nationale, après l'agriculture, nécessite une approche moderne. Or, à Annaba, le développement de ce secteur est synonyme de construction d'hôtels. Un domaine très convoité par les investisseurs dont le créneau n'est pas leur vocation, d'autant que les prix proposés sont hors de portée, en l'absence de prestation de services de qualité. Situation contraignant les estivants à écourter leurs séjours n'excédant pas les 4 à 5 jours. Ce qui explique l'absence de tourisme de masse à Annaba, en le déficit de développement des campings et de villages touristiques à caractère international. Nonobstant leur impact économique, des projets sont toujours au stade de la maturation et de la réflexion. Selon certains professionnels du secteur, il est temps de stopper les investissements hôteliers. «Il faut s'orienter vers les investissements de masse, les villages touristiques», nous dit-on. Annaba possède une quarantaine d'hôtels, dont 12 classés, pour une capacité de plus de 4882 lits. «Il y a des hôtels urbains et balnéaires au nombre de 5. Les établissements hôteliers sont équipés, en majorité, de piscines. Ce qui devrait suffire pour s'orienter vers la réalisation de projets touristiques structurants» nous explique-t-on.
En outre, plus de 10 projets touristiques sont en cours de réalisation, dont 2 grands hôtels. En matière de protection de l'environnement, les plages de «La Coquette» sont les moins polluées du pays, soutient-on. Alors que la concrétisation des projets inscrits et implantés dans les zones d'expansion touristique (ZET) tarde à se matérialiser. Il s'agit de la ZET de Chétaïbi, de Séraïdi et d'Annaba. L'une occupe 1 375 ha pour une superficie aménageable de 80 ha, l'autre s'étale sur 900 ha pour une superficie aménageable de 40 ha et la troisième sur 40 ha.
Néanmoins, gageons qu'avec la levée des contraintes, les 7 projets, dont celui de Séraidi où il est prévu la réalisation de complexes hôteliers, résidences touristiques, groupements de distraction et pavillons touristiques, avec les services, verront le jour. En attendant qu'Annaba ait son propre village touristique et ses bungalows, 2 nouveaux hôtels entreront en service pour cette saison estivale, il s'agit des hôtels Sidi Brahim et Tamanart, d'une capacité de 390 lits sis toujours dans la commune d'Annaba.
La carte de séduction de la wilaya sera relativement parfaite, avec la réception de la nouvelle gare maritime, si tout va bien.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)