QUATRE MEURTRES EN 72 HEURES
Psychose à Constantine
Les habitants de Constantine sont sous le choc. Un autre crime, le quatrième en l'espace de trois jours, a été commis lundi tard dans la soirée.
Un jeune homme âgé de 25 ans a été mortellement poignardé par un individu âgé de 21 ans, à la cité Kaïdi-Abdallah.
A l'origine de ce crime, commis lundi vers 23 heures, une altercation verbale entre les deux acolytes qui, pour des raisons que nous ignorons, en sont venus aux mains. Selon les premiers éléments d'information, l'agresseur, dans une folie meurtrière, a asséné un coup de couteau en pleine poitrine à sa victime, la laissant gésir dans une mare de sang. Evacuée dans un état critique aux urgences chirurgicales du CHU Ben-Badis, la victime succomba à ses blessures en chemin. L'agresseur, qui une fois son forfait commis, a pris la poudre d'escampette avant de se rendre quelques heures plus tard, accompagné de son père, aux services de sécurité. Il sera placé sous mandat de dépôt. Aussi, la multiplication des crimes et leur caractère crapuleux — quatre en 72 heures dont deux perpétrés rien que dans la journée de lundi — a plongé la ville dans un climat de psychose sans précédent. Lequel climat a été caractérisé par plusieurs agressions, notamment à la nouvelle-ville Ali-Mendjeli. Bref, le premier crime a été perpétré dans la nuit de vendredi à samedi sur la personne d'un commerçant âgé de 45 ans, originaire d'El Eulma. Il a été victime d'un coup violent que ses agresseurs lui ont asséné derrière la tête. Le lendemain, à la cité EPLF, toujours à la nouvelle-ville Ali-Mendjeli, le corps sans vie d'un individu âgé de 39 ans a été retrouvé par sa femme dans un couloir gisant dans une mare de sang. La victime a été égorgée. Les présumés coupables, quatre personnes, seront appréhendés par les services de sécurité quelques heures après. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce crime. Lundi, vers les coups de 13h30, à la cité populaire Kohl- Lakhdar, une femme âgée de 53 ans a été mortellement poignardée par son mari (63 ans) près de la station de bus. Blessée à la cuisse, la victime rendra l'âme sur place.
Farid Benzaid
APRÈS LES 480 FAMILLES DES BIDONVILLES D'ANNABA
551 demandeurs des quartiers de la ville relogés
La distribution d'un quota de 551 logements publics locatifs (LPL) sur un total de 750 au profit des demandeurs de plusieurs quartiers de la ville d'Annaba a débuté hier matin dans des conditions ordinaires.
Cette distribution sera étalée sur deux jours, hier et aujourd'hui, pour mener à bien cette opération, selon Youcef Laouar, directeur général adjoint de l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) d'Annaba. Les bénéficiaires concernés viennent des quartiers du centre-ville, de la Plaine-Ouest, de la Colonne, de Oued Kouba et de Boukhadra. Une vingtaine de logements sont destinés à la résorption de l'habitat précaire (RPH) de Sidi Harb, sauf que pour ce segment, les bénéficiaires sont tenus de démolir leurs baraques avant de prendre possession de leurs logements, a précisé Youcef Laouar pour qui cette façon de procéder est rendue nécessaire pour éviter la revente à des tiers des baraques évacuées. «J'ai huit enfants, j'étais locataire d'un F2 vétuste à la Colonne depuis une vingtaine d'années. Le jour où nous avons été destinataires des convocations pour s'acquitter des frais de gestion et du cautionnement des logements, c'était la fête pour toutes les familles qui se trouvent dans mon cas. Aujourd'hui, je viens de bénéficier d'un F4 avec toutes les commodités nécessaires pour une vie digne. Fini la promiscuité dont nous avons longtemps souffert », nous dira ammi Salah, la soixantaine bien entamée. Situés au niveau du site de Boukhadra III, à la périphérie du chef-lieu de la wilaya, ces logements font face au nouveau pôle universitaire d'El Bouni. Après le relogement, il y a une quinzaine de jours, de 480 familles ayant occupé des baraques au sein des bidonvilles de Sidi Harb I, II et III et El Fakharine, dans le cadre du RHP, ce nouveau quota vient atténuer un tant soit peu la demande en logements qui a été estimée en 2010 à quelque 40 000 unités. Depuis, la wilaya a procédé au relogement de plus de 7 000 familles dans les différents segments d'habitat relevant du secteur public, principalement dans celui du social locatif.
A. Bouacha
CAMPAGNE ELECTORALE À MILA
Des prêcheurs dans le désert !
Les jours se suivent et se ressemblent à Mila, s'agissant de cette campagne électorale qui entame, sa dernière ligne droite avant le jour J. Les citoyens électeurs continuent toujours de bouder ces regroupements qu'on qualifie de meetings populaires ! Tels des prêcheurs dans le désert, les leaders de partis et leurs représentants locaux essayent, vaille que vaille, de capter l'intérêt de quelques potentiels électeurs, qui ne croient, semblet-il, plus à rien et à personne s'agissant de la chose politique. Pour le citoyen, c'est toujours le même décor (course à l'affichage sauvage), le même discours creux qui ne comprend que des généralités et de vagues promesses irréalisables, auxquelles mêmes les candidats n'y croient pas d'ailleurs, mais surtout les mêmes têtes qui reviennent à chaque échéance électorale narguer la population ! Déjà des fausses donnes au départ, se dit le simple citoyen ! Des candidats qu'on découvre à chaque rendez-vous électoral sur la liste d'un parti différent, autrement dit, ils font du nomadisme politique au gré des conjonctures ! Comment peut-on croire, se dit-on, aux promesses de bien faire d'un candidat qui triche, ne serait-ce qu'en usurpant des fausses compétences professionnelles (sur les affiches) ou s'affiche avec de faux diplômes universitaires dont il est loin d'en être titulaire ! Des leaders de partis qui semblent loin de maîtriser un discours politiquement correct ou d'avoir un quelconque programme à proposer, si ce n'est dénigrer ce qui a été fait par les prédécesseurs. Bref, une campagne toujours fade, sans attrait et sans intérêt et qui ne semble intéresser que très peu de gens, puisque c'est du déjà-vu, entendu et rabâché à outrance. Rendez-vous donc le 29 novembre !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M'haimoud
Source : www.lesoirdalgerie.com