EZZAOUIA À AZZABA (SKIKDA)
Une localité recherche commodités désespérément
La localité d'Ezzaouia, dans la commune d'Azzaba, à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Skikda, cumule depuis des décennies une série de lacunes que les incessantes dénonciations du comité de quartier n'ont pas pu venir à bout.
Bien que située le long de la RN44, reliant Skikda et Annaba, elle n'a pas, en dépit de cet avantage stratégique, eu droit à un développement approprié pour ses plus de 11 000 habitants. Sans eau, sans gaz, sans aménagement embellissant (lancée en 2007, l'amélioration urbaine a enregistré déjà plusieurs défaillances), les Frères- Souissi, son actuelle appellation, ne perd pas espoir de voir les indispensables commodités réalisées dans les délais requis. «Concernant l'AEP, on est impatient de voir la rénovation du réseau, lancée il y a de cela 2 ans et demi, s'achever. Il y a aussi le fait du château d'eau de 5 000 l, implanté en amont de Ferroukh, où sera réalisée une zone d'activité, qui demeure sans clôture adéquate et sans sécurité. Elle est à l'abandon, la vanne est à la merci de n'importe qui, vu que le couvercle a été enlevé. Le hic également, c'est qu'elle alimente deux localités, la nôtre et celle de Ras-El-Ma, et ce, bien que cette dernière ait été dotée récemment d'un réservoir. Notre village est scindé en deux, dans un passé récent, on avait de l'eau un jour sur deux. Avec cette nouvelle donne, on a de l'eau 1 jour sur 5. A vous d'imaginer le calvaire. Le tout a été accentué par le piquage de quelques agriculteurs indélicats, dont le seul souci est d'irriguer leurs cultures maraîchères ou autres». C'est en résumé ce que nous a déclaré le groupe d'habitants qui nous accompagnait dans notre visite des lieux, sous la houlette du président de l'association, Abi Messaoud. La couverture en gaz demeure aussi posée. La petite lueur d'espoir réside dans les travaux de pose de la station de distribution dans la localité. Il n'est pas utile de décrire ici la rigueur hivernale en l'absence de cette commodité. L'énergie électrique est, quant à elle, moins dénoncée, mais il n'en demeure pas moins que le taux de couverture est sujet à discussion. Il y a surtout le fait, en ce qui concerne l'éclairage public, que des poteaux électriques ont été implantés au sein des constructions, plus d'une vingtaine de cas en ont été recensés. «Au début des années 1980, lors de l'attribution des lots, les habitants ont relevé que la présence de poteaux électriques gênait le déroulement des travaux. Sur l'assiette qui leur a été affectée, sont implantés ces pylônes foncièrement dangereux, mais dans l'incapacité, contrainte de logements oblige, de différer leur construction, ils étaient obligés de faire avec. Actuellement, le danger est toujours présent. Une intervention des pouvoirs publics ne sera que salutaire», nous dira un riverain. Le problème du logement est perçu d'une autre façon dans cette localité. Il est demandé pourquoi laisser 40 logements inoccupés, initialement destinés aux familles, se trouvant sur le projet de l'autoroute Est-Ouest. «Puisque ces familles de Ras-El-Ma et Hammam-Souissi ont été relogées dans des logements sociaux à Azzaba, pourquoi ne pas permettre à d'autres de jouir de ces 40 logements laissés à l'abandon '», s'interroge une personne très au fait de ce dossier. L'une des revendications de l'association est relative à l'urgence de réhabiliter l'unique salle de soins de la région. Une salle de soins dans un état de délabrement à vous faire tomber malade ! Le projet d'une antenne postale demeure, selon le président de l'association, l'un des rares acquis d'Ezzaouia. Récemment accordée par le wali, elle sera livrée selon les prévisions, en 2013, évitant ainsi aux usagers, les éprouvants déplacements et files d'attente à Azzaba. Gageons que d'ici là, le problème des liquidités sera atténué dans le but d'atténuer la pression sur les antennes des chefs-lieux de commune. L'une des revendications des habitants est la réalisation d'infrastructures pour jeunes, d'un stade et d'une maison de jeunes. L'objectif étant de canaliser la délinquance juvénile qui prend des proportions pas encore alarmantes mais à prendre en considération tout de même. Le rush que connaît le Club Amel Ezzaouia avec ses 4 catégories (minimes, cadets, juniors et seniors), affilié à la ligue de wilaya, devrait inciter à accélérer la réalisation des infrastructures précédemment citées. Lors de notre discussion avec nos «guides», une chose ne cessait de revenir : le manque de communication de la part des différentes instances compétentes, notamment l'APC d'Azzaba, qui a un lien très étroit avec l'amélioration du cadre de vie. Un manque qui a eu pour conséquences, entre autres, d'entourer de beaucoup de zones d'ombre les projets vitaux pour la région et, partant, de laisser les habitants patauger dans le noir.
Zaid Zoheir
L'AFFAIRE DU TRAFIC DES PUCES MOBILIS À ANNABA
Des peines de 2 ans de prison ferme et un acquittement
A l'exception de S. K., ex-P-dg d'Algérie Télécom, qui a bénéficié d'un acquittement, les autres cadres de la direction régionale d'Algérie Télécom d'Annaba à l'époque des faits ont écopé de deux ans de prison ferme assortie d'une amende de 10 millions de dinars chacun au profit de la partie civile. Ils sont inculpés dans l'affaire de trafic de puces Mobilis attribuées à des personnes fictives.
Mis en délibéré dans la soirée du 7 octobre courant, le verdict dans cette affaire a été rendu ce dimanche par le tribunal correctionnel d'Annaba. L'ex-P-dg, qui a été acquitté, purge une peine de prison dans la capitale pour une autre affaire de dilapidation de deniers publics. Les mis en cause sont notamment poursuivis pour falsification de documents comptables, faux et usage de faux et dilapidation de deniers publics. L'affaire a été découverte durant l'année 2004, suite à l'attribution de 7 lignes GSM à des personnes fictives. L'enquête diligentée en 2006 par la Gendarmerie nationale a mis au jour une affaire plus grave portant sur plusieurs centaines de puces attribuées entre 2000 et 2006 notamment à des personnes influentes à Annaba mais également à Alger. Ce qui a engendré un grave préjudice financier à l'entreprise, estimé à plusieurs dizaines de millions de dinars, sachant que les tarifs pour l'acquisition d'une puce oscillaient à l'époque entre 100 000 et 150 000 DA, outre le manque à gagner pour non-acquittement des factures. Pour sa part, Algérie Télécom Mobile-Mobilis (ATM-Mobilis) avait lors de son enquête interne mis en cause le personnel d'Actel Annaba-Port qui, selon la même enquête, était derrière toute l'affaire (souscription des contrats, mise en service des lignes GSM ainsi que l'activation de l'international roaming ou payez chez vous). Lors de l'audience du 7 octobre dernier, le représentant du ministère public avait requis 7 ans de prison ferme contre l'ex-chef de centre Actel Annaba-Port, et cinq ans pour les autres mis en cause ayant occupé les fonctions de P-dg, d'ex-directeur territorial d'Algérie Télécom et actuel directeur régional de Mobilis, d'ex-DOT et trois autres cadres de moindre importance. Les condamnés ont décidé de faire appel.
A. Bouacha
EL TARF : À CAUSE DE L'AIDE À L'HABITAT RURAL
L'axe principal de la RN 106 fermé à la circulation automobile
Durant la matinée d'hier, des dizaines de protestataires se sont aspergés d'essence devant le siège de la daïra de Dréan en usant de leurs corps respectifs pour couper la RN 16 à la circulation automobile au niveau de l'avenue du 1er Novembre sise au centre-ville, tout en menaçant de s'immoler par le feu au cas où les forces de l'ordre tenteraient de les faire bouger de leur position. Ils ont été délogés, la veille, du siège de la dite daïra manu militari par les forces de l'ordre qui ont été dépêchées sur les lieux de bonne heure. Les autorités voulaient que les services de cette administration retrouvent leur fonctionnement normal après la journée mouvementée de dimanche où tout a été gelé et le personnel interdit d'accès au siège de ladite daïra. Il est à noter que les protestataires qui sont à leur deuxième jour de sit-in devant le siège de la daïra revendiquent de faire partie des bénéficiaires de l'aide à l'habitat rural après avoir été exclus de celui du logement social. Interrogé, le chef de daïra affirmera que «les services de son administration ont contacté, par le biais de correspondances, les concernés pour compléter les documents administratifs manquants à leur dossiers. En vain». Reste que les citoyens mécontents, s'estimant lésés, comptent aller crescendo dans leur mouvement de protestation.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Daoud Allam
Source : www.lesoirdalgerie.com