ELLES OCCUPAIENT DES TAUDIS
480 familles relogées à Annaba
Tôt le matin, hier mercredi, 480 familles occupant des taudis dans les bidonvilles de Sidi Harb et Fakharine, à la plaine ouest de Annaba, s'affairaient à récupérer les quelques biens qu'elles avaient pour quitter définitivement, dans des camions réquisitionnés par les autorités de la wilaya, ces lieux indignes pour des êtres humains.
Les 480 familles se sont dirigées vers des logements flambant neufs, au niveau de la localité de Boukhadra, commune d'El Bouni, dans la périphérie, dont elles avaient bénéficié dans le cadre de la Résorption de l'habitat précaire (RHP). Sur place, elles étaient accueillies par les autorités locales qui supervisaient l'opération de relogement. N. Khadidja, mère de famille, la soixantaine presque entamée, était aux anges. Elle ne cessait de lancer de stridents you-yous en signe de joie. Abordée, elle nous dira : «Nous habitons ces taudis depuis plus de 20 ans. Vous ne pouvez imaginer les conditions de vie dans ces lieux. A l'insalubrité totale, s'ajoute la promiscuité pour notre famille qui est composée de six personnes dont deux garçons et deux filles ayant dépassé la vingtaine dans une seule et unique pièce faite de tôles et de parpaings avec une cour exiguë servant de cuisine et un réduit fermé comme toilettes. Aujourd'hui, nous avons bénéficié d'un logement décent composé de trois pièces, cuisine, salle de bains et toilettes. C'est un rêve qui se réalise, enfin.» Pour Amar Khelfaoui, directeur de l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de Annaba : «Cette opération qui n'est pas la première dans cette wilaya, sera suivie avant la fin de l'année 2012 en cours, ainsi que durant les années 2013 et 2014 d'autres opérations de relogement dans le même segment du RHP. A titre d'exemple et dans ce seul segment, l'OPGI logera quelque 2 100 familles dans des logements à livrer en 2013 alors que pour l'année 2014, le programme prévoit la livraison de 12 600 logements par l'Office aux bénéficiaires, afin d'éradiquer définitivement ce genre d'habitat précaire, conformément aux orientations du chef de l'Etat dont le suivi est permanent par le premier responsable de l'exécutif de Annaba.» Certes, et comme qualifiée par le Premier ministre dans son intervention de mardi dernier devant les membres du Conseil de la nation, «la crise du logement menace la stabilité du pays», mais, en prenant le taureau par les cornes dans la réalisation de logements et en instituant des critères de distribution justes et équitables, cette crise aiguë sera largement atténuée, estime-t-on à Annaba. Cette ville, quatrième du pays, a toujours attiré des milliers de familles des wilayas environnantes, voire même de celles des Hauts-Plateaux du Centre et du Sud. Cernée par des milliers de baraques et autres taudis, Annaba n'en finissait pas de distribuer des logements surtout ces dernières années. Mais à chaque distribution, et faute d'avoir procédé à la démolition des taudis, ceux-ci ont été réoccupés par de nouvelles familles venant pour la plupart des wilayas citées plus haut et candidats au relogement. D'où le mécontentement des demandeurs de logement des anciens quartiers de la ville, habitant ces lieux depuis des lustres et dont le nombre de personnes s'est multiplié par trois. Cette situation n'a pas échappé aux responsables de la wilaya qui ont commencé ces derniers temps à démolir toutes les baraques évacuées. Comme ils ont réservé des quotas, certes insuffisants pour le moment, pour les demandeurs des quartiers de la ville. Ceci, en attendant le lancement de plusieurs dizaines de milliers d'unités notamment au niveau du nouveau pôle urbain de Draâ Errich, dans la commune de oued Aneb, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de Annaba.
A. Bouacha
MILA
Perpétuité à l'encontre d'un couple criminel
La cour criminelle de Constantine, qui a siégé ce lundi, a requis la peine à perpétuité à l'encontre d'un couple reconnu coupable de meurtre par préméditation, d'un sexagénaire à Grarem dans la wilaya de Mila.
La genèse de l'affaire remonte au début du mois d'octobre 2011, lorsque la victime, un émigré de 69 ans, qui vivait seule dans sa villa, a été découverte, chez elle sur son lit, gisant dans une mare de sang, pieds et poings liés. Une semaine d'enquête et d'investigation ont suffit aux services en charge de cette affaire d'élucider ce meurtre avec préméditation. En effet, le 2 octobre, la jeune dénommée B. A. 23 ans, amante de la victime, a pu pénétrer à l'intérieur du domicile de la cible, et par un subterfuge quelconque elle a fait de sorte que son complice du jour, le dénommé B. N. 38 ans, accède à son tour à l'intérieur du domicile, initialement pour un projet de vol. Se rendant compte de la présence de cet intrus et, probablement, du plan qui lui a été préparé, la victime n'a même pas eu le temps de réagir à l'agression à l'aide d'un objet tranchant, que lui a asséné l'assassin au niveau de la tête et du visage, avant de l'achever, en l'étouffant avec une serviette. Constatant le décès, ils lui ont ligoté les mains et les pieds, à l'aide d'un fil de fer, le laissant pour mort, sans omettre d'emporter avec eux quelques objets appartenant à la victime. Une semaine plus tard, et suite à des investigations poussées de la police scientifique, les assassins ont été débusqués, arrêtés et présentés, le 12 octobre, devant le procureur de la République près le tribunal de Mila qui a ordonné le placement sous mandat de dépôt du dénommé B. N. et la mise sous contrôle judiciaire de la jeune fille, pour meurtre, délit de constitution d'une association de malfaiteurs et délit de vol qualifié. Comparant donc devant la cour de Constantine, les deux mis en cause n'ont bénéficié d'aucune circonstance atténuante et se voient condamnés à la prison à perpétuité.
A. M'haimoud
KHENCHELA
Les tueurs du «Clandestin» écroués
Suite à une enquête et des recherches entamées par les services de police de la wilaya de Khenchela, 3 personnes ont été arrêtées pour meurtre avec préméditation et association de malfaiteurs. La victime de cette bande de malfaiteurs est un chauffeur de taxi clandestin qui a été sollicité par ses meurtriers pour les transporter à El Ouelja, une localité distante de 70 km du chef-lieu de wilaya. Durant le trajet, les malfaiteurs ont obligé le chauffeur à changer de destination et sous la menace ils l'ont tué et délesté de son véhicule et de ses biens. Les trois malfaiteurs ont été placés sous mandat de dépôt par le procureur près le tribunal de Khenchela pour meurtre et composition d'un groupe de malfaiteurs, en attendant leur jugement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Benzaim Abdelouahab
Source : www.lesoirdalgerie.com